Il y a trois ans, à cette époque, j'étais à NY. L'amoureuse d'Art que je suis s'en est donnée à coeur joie dans tous les musées. Ils nous ont tout piqué: des Matisse,
des Picasso. C'est là que je suis tombée amoureuse de la peinture de Pollock et de Modigliani. Un très bon souvenir! J'ai aussi beaucoup aimé le Musée d'Histoire Naturelle dans lequel on peut
admirer une énorme collection de squelettes de dinosaures.
Je suis en train de relire les trois tomes de l'excellente BDAya de Yopougon(à quand le quatrième?).
Je tenais à vous faire partager quelques proverbes ou expressions:
"Les fesses ont beau grossir, elles n'étoufferont jamais l'anus". On a toujours un point faible.
"Chaque cul trouve son caleçon". Chaque pot a son couvercle.
"Les boutons dans les fesses de ton voisin ne doivent pas te déranger".Occupe toi de tes affaires.
J'ai regardé Vu du ciel hier (j'ai le DVD de Carnets de voyage). Cette émission m'a déprimée. Je commence par un petit reproche: Yann Arthus Bertrand vit un peu chez
Oui-Oui par moment mais les images sont magnifiques.
A part des images insoutenables sur la chasse aux otaries et aux dauphins (je devrais dire le massacre), deux aspects m'ont vraiment marquée.
Tout d'abord le fait qu'on soit incapable de vivre avec l'ours et le loup en France alors que ça ne pose aucun problème en Italie et en Espagne. Au moment où il y en avait le plus, il y avait une
dizaine d'ours dans les Pyrénées. Vous n'allez pas me faire croire qu'ils peuvent détruire tous les troupeaux de moutons! Comme le montre le reportage, les maladies ou accidents en tuent cent fois
plus....L'éleveur avoue qu'il ne peut pas surveiller ses moutons comme les éleveurs le faisaient avant. Je suis sure qu'il y aurait des solutions. Quant aux promeneurs, c'est un faux problème; Il y
a des ours dans les parcs nationaux américains et canadiens et c'est aux promeneurs de faire attention. J'ai visité le Parc des Everglades en Floride dans lequel les crocodiles vivent en liberté et
j'ai trouvé ça formidable. Il ne faut pas s'approcher, c'est tout.
Le deuxième reportage qui m'a marquée est celui sur le village déserté après Tchernobyl. Depuis que l'Homme est parti, la nature a repris ses droits. On se croirait dans Ravages de Barjavel. Ce qui
est vraiment étonnant (et dérangeant), c'est de voir ce Paradis Retrouvé dans un lieu tellement contaminé que l'Homme n'y habitera plus. Bien sûr, la radioactivité a des conséquences sur les
animaux et nous verrons sûrement de nouvelles mutations, mais c'est bien une preuve que nus pouvons détruire notre planète, nous nous détruirons surtout nous même, la vie reprendra ses droits.
J'ajoute juste que ce que dit la scientifique anglaise spécialiste des chimpanzés est vrai: nous sommes des singes. Je l'ai toujours pensé. Quand j'ai vu le comportement de ma fille quand elle
était nouveau-né et tous ses réflexes, je n'en ai plus douté.
Si vous voulez aider des associations de protection des animaux, vocile site
de l'émission.
Hier, le papa de ma fille lui donnait le bain. J'arrive dans la salle de bain. Elle m'accueille avec de grands sourires en disant :"mmmm, mmmmm, mmmmm". Je lui dis:
"Maman" en espérant qu'elle le répète.Des fois elle arrive à le dire. Elle se retourne vers son père et lui dit "Papa" avec un grand sourire.
Bon ben voilà, il n'y a plus de mystère, tout est rentré dans l'ordre. Désolée de vous avoir embêté avec ça. Je suis une impatiente de nature!
J'aurais du suivre le sage adage ivoirien qui dit: ""Si pressée que soit la mouche, elle attend que l'excrément soit sorti", autre version du fameux: "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant
de l'avoir tué" :-)
Je vous conseille ce filmqui
passe ce soir sur Arte. Il raconte le voyage à moto d'Ernesto Guevara, jeune étudiant en médecine qui deviendra le Che, avec son ami à travers l'Amérique Latine. Ce voyage lui fera découvrir la
misère et l'injustice et sera fondateur de sa lutte. C'est avant tout un film très drôle, très touchant dans lequel on découvre des paysages magnifiques.
Et non pas : "Mai 68, mes 69" comme j'ai pu le voir sur un kiosque à journaux.;-)
Etant née 8 ans après mai 68, je n'ai pas vécu cette époque et pourtant j'estime qu'elle a un rôle important dans ma vie. Mes parents avaient 20 ans en 68 et leur façon de vivre, donc de nous
élever a été marquée par cette "révolution". Une grande partie de ce que je suis actuellement est donc un héritage de 68.
Qu'est-ce que mai 68 m'a donc apporté?
Tout d'abord une philosophie féministe dans laquelle j'ai baigné (un peu trop peut-être) qui fait que je me considère comme une femme beaucoup plus libre que l'étaient ma mère, mes tantes ou mes
grands-mères. Quand je vois comment elles ont été élevées, conditionnées pour être de bonnes épouses et mères, je suis heureuse d'être née plus tard. La plupart de mes tantes ont été obligées
d'épouser leur premier amant, ce qui a conduit à de nombreux divorces.
Donc le premier point positif que je retiens est cette libération sexuelle qui nous permet de vivre nos envies sans se culpabiliser. Bon, il y a encore du chemin à faire, dans les deux sens
d'ailleurs: non, une collectionneuse d'amant n'est pas une s*****, mais, pour moi, la sexualité ne se déconnecte jamais totalement de l'amour. En gros, si je devais dire quelque chose à ma fille
quand elle sera en âge de penser à tout ça ce serait: "Fais ce dont tu en as envie, mais réfléchis bien avant, c'est quand même mieux d'être amoureux".
Le deuxième point positif que je retiens serait une conscience très développée qu'il n'existe pas de rôles féminins ou masculins. Le partage des tâches ménagères est une vraie réalité pour moi
(même si actuellement, c'est un peu différent parce que je ne travaille pas). Je ne m'interdis rien parce que je suis une femme (à part de rentrer toute seule la nuit). Cependant, ce féminisme a eu
un impact négatif aussi car j'ai mis du temps à assumer mon envie de ne pas travailler pour m'occuper de ma fille. Je me justifiais au début en disant que j'avais été obligée de le faire car je
n'avais pas de mode de garde, mais la vérité est que je suis très heureuse de passer cette première année avec elle et de la voir grandir. Pour le prochain, je ne me poserai même pas la question,
je m'arrête de travailler au moins un an. Quand la maman l'assume, je trouve que c'est quand même mieux pour le bébé, se séparer à 2 mois et demi, c'est vraiment dur...Et contrairement à ce qu'on
m'a mis dans la tête et ce que j'entends régulièrement, je ne le vis pas comme de l'esclavage. C'est une parenthèse dans ma vie. J'ai mis un être humain au monde, je m'en occupe, je referai plus de
choses plus tard. D'ailleurs ce sont des collègues très "soixantehuitardes" qui m'ont conseillé de le faire en me disant que les enfants grandissent vite et qu'elles regrettaient de ne pas en avoir
assez profité.
Le troisième point positif que je retiens serait une certaine vision de l'éducation. On reproche tous les malheurs de notre société à cette éducation supposée laxiste dans laquelle les parents
seraient les copains de leurs enfants. Bien sûr que ça existe, mais il faut trouver un juste milieu entre le statut de l'enfant-roi et celui de l'enfant qui n'avait que le droit d'obéir et de se
taire comme c'était le cas avant 68. Si 68 a réussi à faire réfléchir à ça, c'est déjà une vraie révolution.Le fait que la plupart des grossesses sont choisies et non subies actuellement permet de
mieux vivre la parentalité.
Quant à l'Ecole qui part à vau-l'eau (et non à volo) à cause de Mai 68 selon Sarko... Je pense que c'est un faux-débat.
Je ne connais pas beaucoup de profs qui ont peur de l'autorité parce qu'ils veulent être copains avec les enfants, ou alors c'est un problème de personnalité, pas une mentalité générale de
l'Education Nationale. La vérité est que nous avons très peu de moyens (interdiction de donner des lignes, des devoirs supplémentaires, de priver de récréation) et que nous avons peur d'avoir des
ennuis si on se montre trop sévère. Notre rôle est mis à mal par le gouvernement qui passe son temps à nous critiquer et par certains parents qui pensent mieux savoir que nous comment enseigner et
qui ne nous soutiennent pas devant leurs enfants quand nous nous fâchons. Je ne suis pas du tout pour l'autoritarisme, mais pour une autorité bienveillante. C'est à dire que je suis très gentille
et attentive avec mes élèves ( qui sont encore petits), mais il y a des limites dont on discute en début d'année. Si ils les dépassent, ils sont punis et généralement l'acceptent très bien. Quant
au respect... je les respecte énormément donc la plupart me respectent aussi, sauf quand ils ont des problèmes psychologiques ou que leurs parents ont un compte à régler avec l'école. Je suis
toujours choquée de voir des collègues se plaindre de ne pas être respectés par leurs élèves, mais qui ne leur disent pas merci, ni bonjour et s'dressent à eux sans politesse, en hurlant par
exemple. Je ne dis pas que c'est la solution à tout, car certains enfants sont très mal élevés et ne font aucune différence entre eux et l'adulte, mais si on ne leur montre pas l'exemple, ils
ne risquent pas d'apprendre la politesse.
Donc pour moi, Mai 68 est plutôt quelque chose de positif car il a au moins réussi à faire avancer la société sur beaucoup de points. En excès, sûrement, mais à nous de faire le tri.
Bon, je vais écrire, comme ça ça sera fait. Ne lisez pas si ça ne vous intéresse pas ou si vous êtes un peu sensible.
Tout a commencé le samedi à minuit. J'allais me coucher quand je ressens une douleur très violente qui m'oblige à me mettre par terre. J'avais des contractions depuis quatre mois, mais celle-là ne
ressemblait pas aux autres. J'étais à une semaine du terme. Très bizarrement, on dit que certaines femmes sentent qu'elles vont accoucher car elles sont prises de suractivité. Moi, j'ai passé ma
journée à préparer à manger. Je nous ai fait un dîner de fêtes, comme si inconsciemment, je savais que ce serait mon dernier repas avant un moment;-).
Je préviens mon copain que quelque chose est en train de se passer. Comme on nous avait dit d'attendre d'avoir deux heures de contractions rapprochées, nous attendons en comptant (et en rigolant).
Donc nous passons la nuit à attendre, ça fait mal, mais elles sont irrégulières et je ne perds pas les eaux. J'ai encore des médicaments pour stopper les contractions, je les prends, ça ne change
rien. Le dimanche à 9H00, nous décidons de partir à l'hôpital pour savoir ce qu'il se passe. Je suis tellement persuadée que c'est un faux travail que nous y allons en bus et nous prenons un
minimum d'affaires. Bon, en y repensant, c'était rigolo de m'arrêter pour me plier en deux à chaque poteau pendant le trajet et d'avoir peur d'inonder le bus.
Arrivés à l'hôpital, on me confirme que c'est bien le début du travail, mais que je dois marcher un maximum pour faire descendre le bébé. Donc nous marchons, je rigole toujours, mais j'ai quand
même très mal. J'ai des contractions dans le dos, je crois que ce sont les pires. Imaginez qu'on vous martèle le dos pendant des heures avec une grosse barre de fer...
A midi, nous retournons voir la sage-femme qui me demande de m'allonger pour un monitoring. Mes contractions ne sont toujours pas efficaces, mais font toujours autant mal. Je l'appelle en lui
disant que je ne peux plus rester couchée pour le monitoring. J'en pleure. Je recommence à marcher mais je ne tiens plus debout. La seule position qui me soulage un peu est : pliée en deux en appui
sur un mur. On me fait prendre une douche qui me soulage un peu, mais très temporairement. Il est 15h00, 15h00 de contractions sans dormir, boire ou manger, je craque complètement car le bébé ne
descend pas. Je supplie pour avoir une péridurale, mais ils ne peuvent pas me la faire car mon col ne s'ouvre pas. On me propose d'attendre un peu et on me dit qu'on me donnera de la morphine si je
ne tiens plus. A 18h00, je demande la morphine. Je suis dans un trou noir, j'ai l'impression que je vais mourir, que je n'y arriverai pas. Mon dos est cassé en deux. On m'installe dans une chambre.
A 19h00, une sage-femme m'examine et me dit qu'on me passe en salle d'accouchement, comme ça ils me font une péridurale et ne me donnent pas de morphine. Je
suis crevée, j'ai toujours aussi mal, mais je suis un peu soulagée.
On m'installe, je suis sanglée de partout. J'attends 21H30 pour que l'anesthésiste puisse s'occuper de moi. Et encore, ils sont aller en chercher un dans un autre service tellement ils voyaient que
je souffrais. La sage-femme qui s'occupe de moi est adorable. J'ai très peur pendant la pose de la péridurale (on vous enfonce une grosse aiguille dans le dos, quand même), mais dès qu'elle fait
effet, je revis. Je retrouve le sourire et je reprends conscience que je vais mettre ma fille au monde. Les heures défilent, les contractions aussi, mais mon col ne s'ouvre quasiment pas. A 2h00 du
matin, ils essaient de m'injecter un produit pour accélérer les contractions, mais cela fait chuter le rythme cardiaque du bébé. Ils me rassurent en me disant que c'est un premier accouchement, que
nous avons tout notre temps et que ça peut être très long. Ils évoquent la césarienne comme une option, mais je refuse et je crois que je ne veux pas en entendre parler. Avoir souffert aussi
longtemps pour en arriver là me semble inconcevable. Mon col stagne toujours et le rythme cardiaque du bébé montre quelques faiblesses. Cela semble les inquiéter un peu, mais comme il repart, ils
me disent que ça peut arriver. A 5h00 du matin, un médecin arrive et me dit que si à 6h00, mon col n'a pas bougé, je serai césarisée. Je me mets à pleurer (j'étais épuisée, ce sont mes nerfs qui
ont craqué). Mon copain (qui a été formidable de gentillesse) essaie de me réconforter. A 5h20, le coeur de mon bébé s''arrête presque de battre d'un coup. Et là, le cauchemar commence.
Un médecin interne arrive et me fait un toucher très brutal, puis le médecin de garde vient et recommence, une infirmière me rase à blanc, on me met sur un brancard, tout le monde court, mon copain
ne peut pas venir. Je pleure. J'ai peur pour mon bébé, j'ai peur de me faire ouvrir le ventre et de mourir.
On me met sur la table d'opération, on m'attache les bras. Il y a une dizaine de personne, des inconnus. Un infirmier me prend la main. C'est très gentil, je la lui broie tellement j'ai peur. Je
demande au médecin de me dire ce qu'il fait. En une ou deux minutes, mon bébé est sorti. Ils me le montrent. Elle est toute noire, je crois qu'elle est morte. Le médecin me dit: "Vous avez une très
belle petite fille, ne vous inquiétez pas, elle est couverte de sang, ce n'est pas le sien, mais le vôtre". Je ne peux pas la toucher, mes bras sont toujours attachés. Ils l'emmènent. Ils me
recousent et m'injectent des produits qui me font très mal. En plus, ma perfusion est bouchée, donc ça me brûle à chaque injection. Je supplie pour qu'on me ramène mon bébé. On me le montre une
minute, je peux à peine l'effleurer. Je suis tellement mal, j'ai tellement mal que je ne ressens rien. J'ai l'impression que c'est un autre bébé, pas le mien. Je sais, c'est monstrueux....Peut-être
que si j'avais pu la mettre contre moi, j'aurais eu une autre impression? On l'amène à son papa. La sage-femme vient me montrer des photos de ma fille dans les bras de son papa qui ne la lâche pas.
C'est la seule chose qui me rassure, elle n'est pas toute seule et il a l'air vraiment heureux.
Dans l'hôpital où j'ai accouché, le protocole veut que la maman césarisée aille en salle de réveil pendant deux heures. Le bébé ne peut pas l'y rejoindre. On m'amène donc en salle de réveil. J'ai
très froid, je tremble du haut du corps, le bas étant anesthésié. Je demande une couverture, mais on me dit que je risque de faire de la fièvre. Il est 6h30 du matin. On me dit qu'on m'amènera près
de mon bébé et de mon conjoint quand je pourrai bouger les jambes. J'attends, en tremblant (c'est l'effet de anesthésie), en pleurant et en grelottant de froid. Un infirmier vient et me fait une
toilette complète et me change comme un bébé.J'ai honte. C'est idiot, je sais, mais ça me gêne qu'on me lave comme ça. La sage-femme vient me dire que ma fille va très bien. ça me rassure, mais je
suis tellement épuisée que je continue à pleurer.
A 8h30, j'arrive enfin à bouger mes jambes, donc on me monte vers mon bébé (du moins, je le crois).Le brancardier a fait une erreur. Il me monte dans ma chambre et me laisse toute seule. Je suis
toute nue avec juste un drap devant une fenêtre dont les rideaux sont ouverts et qui donne sur la rue. Mes affaires sont avec mon copain qui reste avec notre fille. Je les attends, personne ne
vient. J'ai une perfusion et une sonde urinaire. Je jette un coup d'oeil sous mon pansement, quand je vois toutes les agrafes et la cicatrice, je m'évanouis à moitié. Toujours personne. Je décide
d'appeler une infirmière, mais on a placé mon lit trop loin du bouton. Je me contorsionne en me faisant très mal pour l'attraper. J'appelle, une infirmière arrive et me dit qu'elle va se
renseigner. Elle ne revient pas. Je craque complètement je n'ai pas dormi depuis deux nuits, je n'ai rien bu ni mangé depuis samedi, nous sommes lundi.
Finalement, à 11h30, on m'amène ma fille. Ils avaient trop d'urgences et ils ne pouvaient pas me l'amener plus tôt. Je peux enfin la tenir dans les bras et nous retrouver à trois, avec son papa
pour la découvrir ensemble.
Je la trouve magnifique, mais elle est tellement petiteet je suis si fatiguée, que je me trouve maladroite.Je la garde contre moi très longtemps.Elle est habillée, je ne la verrai sans ses
vêtements que deux jours plus tard car je ne peux pas me lever. Son papa et les puéricultrices s'occupent de ses soins. Je la câline, je lui donne à manger, mais j'ai l'impression de ne servir à
rien, qu'elle ne peut pas savoir que je suis sa mère, que tout le monde est plus compétent que moi. Je la donne à la pouponnière la première nuit pour dormir enfin. On me donne de la morphine
parce que j'ai mal. La nuit, je fais un délire à cause de cette drogue. Les jours suivants, je n'aurai droit qu'au doliprane pour soulager mes douleurs car la plupart des anti-douleurs sont à base
de morphine. Je dépasse ma douleur pour m'occuper d'elle au maximum sans demander de l'aide, mais c'est dur. Je n'arrive pas à dormir la journée à cause des soins et des visites et la nuit,
elle ne dort pas. Mon copain me manque et c'est très dur pour lui de rentrer tout seul à la maison.
Je rentre à la maison le samedi suivant épuisée, mais heureuse d'être enfin avec mon copain et de nous retrouver tous les trois. Je suis dans un drôle d'état. J'ai dormi 15h00 en tout dans la
semaine qui vient de s'écouler. J'ai un peu peur de quitter le cocon de l'hôpital et de ne pas savoir réagir si il lui arrive quelque chose. Le fait d'avoir vu son coeur s'arrêter de battre y est
sûrement pour quelque chose. Je vérifie tout le temps si elle respire. J'ai peur des microbes apportés par les personnes qui la touchent sans se laver les mains.
Heureusement, mon copain assure. Sans lui, je crois que je n'aurais pas tenu le coup.En plus de ce contre-coup hormonal et psychologique, je dois affronter les visites de certaines personnes qui se
fichent de ma fatigue, mais n'ont qu'une idée en tête: satisfaire un sentiment maternel en monopolisant mon bébé et en m'expliquant que je fais tout de travers que je devrais les laisser faire. Je
me rends compte, mais trop tard, que ce sont les visites qui font pleurer ma fille. Elle ne veut pas aller dans d'autres bras et ne se calme qu'en peau à peau avec moi. Pour le prochain, je me
laisserai beaucoup moins faire. Un nouveau-né a besoin de ses parents, pas d'autres personnes.
15 jours après la naissance, il y avait une fête de famille dans ma belle-famille. Ils voulaient absolument que nous venions pour "présenter le bébé à la famille". Nous avons refusé parce qu'elle
était trop petite pour être en contact avec autant de gens et que moi je tenais à peine debout. Ils nous ont téléphoné tous les jours en nous faisant du chantage affectif, le jour même en nous
disant que tout le monde nous regrettait et j'en entends encore parler...j'ai eu des sous-entendu comme quoi, je les "privais" de leur bébé. Jessayais seulement de construire un lien avec ma fille
et j'avais du mal à supporter qu'elle passe des heures dans d'autres bras (à part ceux de son papa). Elle même ne le supportait pas. Quand elle pleurait, on ne me la rendait pas, je devais aller la
chercher sous des regards noirs et des sous-entendus. Tout ça ne m'a pas aidée à me sentir mieux, j'avais presque l'impression d'être en trop. Déjà que je n'étais pas sure d'être une bonne
mère....
Que dire, qu'elle est là et que c'est l'essentiel. Que je l'aime de tout mon coeur...Que je ne comprends toujours pas comment j'ai pu mettre au monde une petite fille si merveilleuse. Qu'elle nous
comble de bonheur....Que j'en ai les larmes aux yeux de la voir si pleine de vie, si belle. C'est un bébé qui rit tout le temps. Comme dit un copain: "Elle est programmée pour se marrer".
Mais pour l'instant, cet accouchement est plus un cauchemar qu'un moment de bonheur, ils sont venus après.
Sans tomber dans le pathos, je tiens à dire qu'une césarienne fait mal et que c'est une opération. On ne peut pas se reposer car on s'occupe de son bébé, donc ça augmente la fatigue. Je ne
comprends donc pas pourquoi certaines personnes n'ont pas respecté mon repos sous prétexte qu'elles voulaient absolument voir le bébé. Un bébé ne change pas si vite que ça et a surtout besoin
d'une maman qui va bien.
J'ai oublié d'expliquer pourquoi son coeur montrait des faiblesses: son cordon était comprimé à chaque contraction car il se situait entre sa tête et mon utérus. Donc, elle n'était plus oxygénée.
Heureusement, elle n'en garde aucune séquelle. Sans la césarienne, je pense qu'elle ne serait plus là. Heureusement qu'ils ont réagi si vite!
Je vous laisse découvrir ce que cette sportive pense des actions menées par les athlètes pour les JO. Ecoutez ce qu'elle dit, c'est affolant.
Je voudrais simplement lui répondre que oui, il y a des actes racistes en France commis par des particuliers ou des policiers. Oui ces actes ne devraient pas exister nous devons nous battre contre
le racisme. Oui, chaque acte raciste est une horreur et je continuerai à me battre contre le racisme tant qu'ils existeront. Nous sommes tous frères et la couleur de peau n'est qu'un détail
physique au même titre que la couleur des yeux, la forme du nez ou le son de la voix. Nous avons tous le même coeur qui bat. Mais ces actes ne sont pas organisés par l'Etat. Bon, j'arrête deux
minutes le politiquement correct: il ne faut pas exagérer, les personnes d'origine étrangère ne sont pas "massacrées" en France et les libertés sont plus respectées ici qu'en Chine.
D'ailleurs, le fait qu'elle puisse tenir de tels propos prouve que nous vivons dans un pays libre.
Edit: je n'approuve pas du tout la politique de Sarko sur l'immigration, ni la façon dont les clandestins sont traités, mais de là à parler de "massacre", il ne faut pas éxagérer...Madame Barber
devrait relire son histoire et se rappeler ce qu'est un massacre.
Juste pour vous dire ce que je viens d'entendre à la radio et qui conforte ce que je pensais. Je n'ai pas vraiment une araignée dans le plafond quand je ne tue pas
les araignées, mais que je les mets dehors ou que je les laisse vivre leur vie chez moi. Comme je le pensais, les araignées en France ne piquent pas et débarassent les maisons des insectes
nuisibles
De toutes façons, même si beaucoup de monde me trouve ridicule, j'essaie au maximum de ne jamais tuer un être vivant, même si il est petit (bon, à part les moustiques si je n'ai pas le choix). Si
je trouve un insecte chez moi, je le mets dehors quitte à lui courir après, mais je ne le tue pas.
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