Dans ce livre, Pennac essaie de comprendre pourquoi un adolescent refuse de lire et vit la lecture comme une contrainte alors que, comme tous les enfants, il était friand des livres et des histoires quand il était petit.
Depuis toute petite, j'adore lire. Avant de savoir, je jouais avec des livres et j'adorais les histoires. Dès que j'ai su, j'ai dévoré tout ce qui me tombait sous la main. Je n'ai jamais lu de Bibliothèque Rose, je suis passée à la Verte tout de suite. Je lisais mes manuels scolaires, ce qui fait que je m'ennuyais en classe car je connaissais déjà le programme. Je finissais souvent mon travail rapidement pour courir au fond de la classe dévorer des livres et des fiches de lecture. La Bibliothèque, puis la Médiathèque sont devenues très rapidement mes lieux privilégiés.
Pourquoi j'aime autant lire? C'est difficile à dire. Tout d'abord ma mère lisait beaucoup et il y a toujours eu beaucoup de livres à la maison. On m'a aussi beaucoup lu d'histoires. Mon grand-père, un agriculteur qui n'était jamais sorti d'une des campagnes les plus profondes de France (comme quoi, les préjugés sont souvent faux) était un grand lecteur et j'étais heureuse de partager ça avec lui. On m'a amenée à la Bibliothèque régulièrement et j'ai pu y aller toute seule dès que j'ai eu l'âge. On m'a aussi offert beaucoup de livres. J'ai donc eu toutes les conditions pour aimer lire. Cependant, mon frère ne s'y est mis qu'à l'âge adulte, pourtant, nous avions le même contexte.
Chaque livre est une joie, une découverte, une évasion. Petite j'ai dévoré la Comtesse de Ségur puis à dix ans, j'avais quasiment lu tout Jules Verne. Je ne me lassais pas de plonger dans ces livres, de rencontrer des personnages fabuleux que je considérais comme des amis personnels. D'ailleurs, comme je l'ai déjà dit: je ne peux pas jeter ni donner un livre. Je ne peux pas les ranger dans un placard ou une cave: il faut qu'ils soient là, que je les voie. Souvent, si j'ai aimé un livre qu'on m'a prêté, je l'achète, même si je ne le relirai pas, juste pour qu'il soit là.
J'ai eu, en lisant, toute la palette des sentiments et de sensations possibles: rire, joie, tristesse, larmes, ennui, peur, dégoût et même du plaisir ,hum(enfin, vous voyez ce que je veux dire). Il y a certains livres qu'on ne peut pas lâcher avant de connaître la fin, même si on y passe la nuit.
Jusqu'à 18 ans, j'ai continué à lire énormément (2-3 livres par semaine, voire plus). Depuis, j'ai des phases de boulimie de lecture ou des phases où je lis moins. L'année dernière, j'ai passé trois mois sans poser le pied par terre (sauf pour ma douche quotidienne) car je risquais d'accoucher trop tôt. Je n'ai quasiment rien lu car j'étais trop préoccupée et je ne pouvais me concentrer sur rien. A d'autres moments, où, pourtant, j'ai une activité importante, je vais dévorer.
Les livres sont et resteront pour moi indispensables à mon équilibre. D'ailleurs mon grand-père a complètement décliné et est parti rapidement à partir du moment où ses yeux sont devenus trop faibles pour pouvoir lire.
Ce serait diffcile de faire une liste de tous ceux qui ont bouleversé ma vie. J'en donne quelques uns en vrac:
Le Petit Prince, Jonathan Livongstone le Goéland, Madame Bovary, Les Hauts de Hurlevent, Paroles, Huis clos, Vingt mille lieues sous les mers, La nuit des temps, Justine ou les infortunes de la Vertu, Les divins secrets des petites Yayas, Le nom de la Rose, La Religieuse, Candide, A l'est d'Eden; Madame Bâ, L'Assomoir, La Terre, Bel Ami, Une vie, Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, Le Parfum... Il y en a tellement...
Quelques auteurs que j'aime (liste pas du tout exhaustive): Loti, Maupassant, Wilde, Zola, Barjavel, Kafka,Troyat, Prévert,Nothomb, Süskind, Zweig...
Des auteurs marquants par période de ma vie
enfance: Jules Verne, Comtesse de Ségur
adolescence: Barjavel, Zola et beaucoup de sciences fictions.
étudiante: Maupassant, Kafka, Steinbeck.
Adulte: Nothomb, Sade.
Cet article est très confus, mais c'est tellement dur de mettre en mots la magie de la lecture!
Juste un petit extrait du livre qui fait vraiment réfléchir car il est souvent vrai:
L'adolescent refuse de lire:
"Puisque c'est comme ça, pas de télévision tout à l'heure.
Eh oui!
Oui...La télévision élevée à la dignité de récompense... et par corollaire la lecture ravalée au rang de corvée...c'est de nous cette trouvaille..."













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