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Jeudi 17 avril 2008
Je suis en train de lire ce livre de Pennac et ça risque d'être un peu long car chaque page me réfléchir dix minutes;)

Dans ce livre, Pennac essaie de comprendre pourquoi un adolescent refuse de lire et vit la lecture comme une contrainte alors que, comme tous les enfants, il était friand des livres et des histoires quand il était petit.

Depuis toute petite, j'adore lire. Avant de savoir, je jouais avec des livres et j'adorais les histoires. Dès que j'ai su, j'ai dévoré tout ce qui me tombait sous la main. Je n'ai jamais lu de Bibliothèque Rose, je suis passée à la Verte tout de suite. Je lisais mes manuels scolaires, ce qui fait que je m'ennuyais en classe car je connaissais déjà le programme. Je finissais souvent mon travail rapidement pour courir au fond de la classe dévorer des livres et des fiches de lecture. La Bibliothèque, puis la Médiathèque sont devenues très rapidement mes lieux privilégiés.

Pourquoi j'aime autant lire? C'est difficile à dire. Tout d'abord ma mère lisait beaucoup et il y a toujours eu beaucoup de livres à la maison. On m'a aussi beaucoup lu d'histoires. Mon grand-père, un agriculteur qui n'était jamais sorti d'une des campagnes les plus profondes de France (comme quoi, les préjugés sont souvent faux) était un grand lecteur et j'étais heureuse de partager ça avec lui. On m'a amenée à la Bibliothèque régulièrement et j'ai pu y aller toute seule dès que j'ai eu l'âge. On m'a aussi offert beaucoup de livres. J'ai donc eu toutes les conditions pour aimer lire. Cependant, mon frère ne s'y est mis qu'à l'âge adulte, pourtant, nous avions le même contexte.

Chaque livre est une joie, une découverte, une évasion. Petite j'ai dévoré la Comtesse de Ségur puis à dix ans, j'avais quasiment lu tout Jules Verne. Je ne me lassais pas de plonger dans ces livres, de rencontrer des personnages fabuleux que je considérais comme des amis personnels. D'ailleurs, comme je l'ai déjà dit: je ne peux pas jeter ni donner un livre. Je ne peux pas les ranger dans un placard ou une cave: il faut qu'ils soient là, que je les voie. Souvent, si j'ai aimé un livre qu'on m'a prêté, je l'achète, même si je ne le relirai pas, juste pour qu'il soit là.

J'ai eu, en lisant, toute la palette des sentiments et de sensations possibles: rire, joie, tristesse, larmes, ennui, peur, dégoût et même du plaisir ,hum(enfin, vous voyez ce que je veux dire). Il y a certains livres qu'on ne peut pas lâcher avant de connaître la fin, même si on y passe la nuit.

Jusqu'à 18 ans, j'ai continué à lire énormément (2-3 livres par semaine, voire plus). Depuis, j'ai des phases de boulimie de lecture ou des phases où je lis moins. L'année dernière, j'ai passé trois mois sans poser le pied par terre (sauf pour ma douche quotidienne) car je risquais d'accoucher trop tôt. Je n'ai quasiment rien lu car j'étais trop préoccupée et je ne pouvais me concentrer sur rien. A d'autres moments, où, pourtant, j'ai une activité importante, je vais dévorer.

Les livres sont et resteront pour moi indispensables à mon équilibre. D'ailleurs mon grand-père a complètement décliné et est parti rapidement à partir du moment où ses yeux sont devenus trop faibles pour pouvoir lire.

Ce serait diffcile de faire une liste de tous ceux qui ont bouleversé ma vie. J'en donne quelques uns en vrac:

Le Petit Prince, Jonathan Livongstone le Goéland, Madame Bovary, Les Hauts de Hurlevent, Paroles, Huis clos, Vingt mille lieues sous les mers, La nuit des temps, Justine ou les infortunes de la Vertu, Les divins secrets des petites Yayas, Le nom de la Rose, La Religieuse, Candide, A l'est d'Eden; Madame Bâ, L'Assomoir, La Terre, Bel Ami, Une vie, Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, Le Parfum... Il y en a tellement...

Quelques auteurs que j'aime (liste pas du tout exhaustive): Loti, Maupassant, Wilde, Zola, Barjavel, Kafka,Troyat, Prévert,Nothomb, Süskind, Zweig...

Des auteurs marquants par période de ma vie

enfance: Jules Verne, Comtesse de Ségur
adolescence: Barjavel, Zola et beaucoup de sciences fictions.
étudiante: Maupassant, Kafka, Steinbeck.
Adulte: Nothomb, Sade.

Cet article est très confus, mais c'est tellement dur de mettre en mots la magie de la lecture!

Juste un petit extrait du livre qui fait vraiment réfléchir car il est souvent vrai:

L'adolescent refuse de lire:

"Puisque c'est comme ça, pas de télévision tout à l'heure.
Eh oui!
Oui...La télévision élevée à la dignité de récompense... et par corollaire la lecture ravalée au rang de corvée...c'est de nous cette trouvaille..."





par monbricabrac publié dans : moi
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Mercredi 16 avril 2008








par monbricabrac publié dans : Voyages
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Mercredi 16 avril 2008
Quelques photos de Paris.







Je ne prétends pas du tout avoir du talent et je n'y connais rien en photo, mais si vous voulez les utiliser, merci de demander avant.







par monbricabrac publié dans : Voyages
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Mercredi 16 avril 2008
Souvent, malgré mon optimisme naturel, le monde me dégoûte. Un peu d'espoir face à toute cette m****



Imagine there's no heaven
It's easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today...

Imagine there's no countries
It isn't hard to do
Nothing to kill or die for
And no religon too
Imagine all the people
Living life in peace...

Imagine no possesions
Iwonder if you can
No need for greed or hunger
In a brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world...

You may say i'm a dreamer
But i'm not the only one
I hope some day you'll join us
And the world will be as one
par monbricabrac publié dans : Musique
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Mercredi 16 avril 2008
Chanson du geôlier 

Où vas-tu beau geôlier 
Avec cette clé tachée de sang 
Je vais délivrer celle que j'aime 
S'il en est encore temps 
Et que j'ai enfermée 
Tendrement cruellement 
Au plus secret de mon désir 
Au plus profond de mon tourment 
Dans les mensonges de l'avenir 
Dans les bêtises des serments 
Je veux la délivrer 
Je veux qu'elle soit libre 
Et même de m'oublier 
Et même de s'en aller 
Et même de revenir 
Et encore de m'aimer 
Ou d'en aimer un autre 
Si un autre lui plaît 
Et si je reste seul 
Et elle en allée 
Je garderai seulement 
Je garderai toujours 
Dans mes deux mains en creux 
Jusqu'à la fin des jours 
La douceur de ses seins modelés par l'amour.

Jacques Prévert.


Ce poème correspond assez à ma vision de l'amour: on n'appartient jamais à l'autre et il ne nous appartient pas.

Je me pose pas mal de questions sur le couple en ce moment, ça va passer.Rien n'est jamais simple;-)

par monbricabrac publié dans : Textes
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Mardi 15 avril 2008
Voilà ce que ça m'inspire :


Le désespoir est assis sur un banc

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costumes gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.

Jacques Prévert.

par monbricabrac publié dans : ça me révolte!
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Mardi 15 avril 2008

Le Jardin.

Des milliers et des milliers d'années 
Ne sauraient suffire 
Pour dire 
La petite seconde d'éternité 
Où tu m'as embrassé 
Où je t'ai embrassée 
Un matin dans la lumière de l'hiver 
Au parc Montsouris à Paris 
A Paris 
Sur la terre 
La terre qui est un astre.


Immense et Rouge 

Immense et rouge 
Au-dessus du Grand Palais 
Le soleil d'hiver apparaît 
Et disparaît 
Comme lui mon coeur va disparaître 
Et tout mon sang va s'en aller 
S'en aller à ta recherche 
Mon amour 
Ma beauté 
Et te trouver 
Là où tu es.




par monbricabrac publié dans : Textes
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Mardi 15 avril 2008
Coucou!
Me revoilà après un tumultueux week-end et une panne d'Internet.

Faire du tourisme dans sa propre ville, surtout avec des enfants  permet de découvrir plein de choses:

1- Que le métro n'est vraiment, mais vraiment pas fait pour les poussettes, il y a beaucoup trop d'escaliers, c'est une vrai galère (comment font les personnes en fauteuil roulant?)

2- Qu'il y a des toilettes Art Nouveau (datant de la création du métro) à la station Trocadéro, sortie Tour Eiffel. Elles peuvent passer inaperçues, mais elles sont magnifiques (d'où l'intérêt du: "maman, pipi!").

3- Que la Tour Eiffel, même si on l'a déjà vue et qu'on n'y va jamais, reste majestueuse.


4- Que sur les Champs Elysées, il y a une pizzéria pas si chère que ça et que l'accueil y est excellent (d'où l'intérêt du : "maman, j'ai faim" qui fait qu'on n'a pas le temps de s'éloigner). Les serveuses sont en mini-jupe, pour ceux que ça intéresse, mais pas le moindre serveur  en débardeur.

5-Que Brice Hortefeux, que nous avons croisé à côté de la place Beauvaux a une femme superbe (l'attrait du pouvoir, quand même!).

6- Que les Tuileries restent un endroit que les enfants adorent. C'est amusant de penser à tous les enfants qui y ont couru depuis des siècles.


7-Qu'il est totalement impossible de pousser une poussette en tenant un parapluie.





par monbricabrac publié dans : moi
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Vendredi 11 avril 2008
Darcos au Grand Journal.
Je suis morte de rire! Je n'ai pas encore lu les nouveaux programmes, je vous dirai ce que j'en pense plus tard. Ah, qu'ils sont forts nos ministres!


par monbricabrac publié dans : ça m'amuse
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Vendredi 11 avril 2008
Quand on vit dans un pays de bons vivants comme le nôtre, on peut être un peu discriminé pour certaines pratiques. Je ne bois quasiment jamais d'alcool. Depuis toute petite, je n'aime pas ça. J'ai longtemps refusé tout gâteau un peu alcoolisé parce que ça me brûlait la gorge. Je n'aime toujours pas ça d'ailleurs.

Les seuls alcools que j'aime sont ceux qui sont sucrés: Montbazillac, Porto, Pina Colada et encore, en faible quantité. Je n'aime pas le vin et encore moins le champagne (je ne coûte pas cher au restaurant, remarquez!). J'ai horreur des alcools forts qui transforment mon estomac en incendie.

Je n'ai été ivre que deux fois et je n'ai pas aimé du tout.La première fois, j'avais 15 ans, j'étais en colo et j'ai fait une très grosse bêtise qui aurait pu être plus grave. La deuxième fois, j'avais 22 ans. Je voulais noyer un chagrin d'amour. Je me suis donc retrouvée dans un bar avec des amis à enchaîner des B52. J'ai fini par en renverser un et mettre le feu au comptoir, puis par me retrouver sur le trottoir à raconter ma vie à un inconnu.En plus, le lendemain, j'allais au Salon du chocolat, pas cool avec une gueule de bois.

Bref, je suis très vite ivre et je n'aime pas cet état. Je déteste ne pas me contrôler. Je suis déjà quelqu'un qui vit dans son monde et qui peut rigoler et délirer sans rien prendre, donc je n'ai pas besoin d'accentuer tout ça.

Vous allez me dire: "Où est le problème?".

Bon, quand on est ado ou étudiant, il faut avoir le courage d'assumer ses positions et accepter de ne pas être "cool". Ce n'est pas toujours facile.

J'ai fait un stage à la SNCF, eh bien, vous seriez surpris des subterfuges que j'ai dû utiliser pour échapper aux apéritifs quotidiens et autres pots où ne figuraient aucun soft. Mon chef était souvent bien rouge l'après-midi.

Je vous rassure, dans l'Education Nationale, on ne boit pas et je ne suis plus une ado. Mais je rencontre encore le problème dans certains repas  où on veut absolument me faire boire. J'accepte par politesse, mais ça m'ennuie. Je n'aime pas ce que je bois et j'ai peur de dire n'importe quoi. Je ne finis pas mon verre car il sera rempli à nouveau.
Impossible aussi de faire comprendre que je n'aime pas le vin rouge. Je goûte par curiosité, mais je n'ai jamais trouvé ça bon.J'ai des fois l'impression qu'on me regarde bizarrement, du style: "A-t-elle eu un problème d'alcoolisme?".

Pourquoi est-ce si difficile de faire accepter le fait qu'on boive peu (et je pense que c'est beaucoup plus dur pour les hommes)? Qu'est-ce que la consommation ou non d'alcool signifie socialement?


par monbricabrac publié dans : moi
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