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Vendredi 18 avril 2008
Comme je parle beaucoup de lecture, je ne peux pas ne pas parler d'écriture. Je suis désespérée par mon orthographe depuis quelque temps.

Jusqu'au Bac, je faisais peu de fautes. Le seul gros problème que j'avais était représenté par les consonnes doubles. Je n'ai jamais réussi à les mémoriser correctement. J'ai appris par la suite qu'elles avaient été créées par les moines copistes au Moyen Age pour faire plus de lignes, donc gagner plus d'argent. Grr!!!!

A force de prendre des notes en fac, j'ai complètement bousillé mon orthographe. Quand on n'écrit pas les mots en entier pendant des années, on les oublie. Je fais toujours peu de fautes quand j'écris à la main, mais sur l'ordinateur, c'est horrible.Du coup, je dois me concentrer quand j'écris, utiliser le correcteur d'orthographe et le dictionnaire. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Peut-être que les mains ont la mémoire des mots quand on écrit et que ça ne fonctionne pas sur un clavier? J'ai aussi un gros problème: j'inverse les lettres, on dirait que je suis dyslexique. C'est peut-être à cause de leur position sur le clavier?

Tout ça pour vous conseiller un livre merveilleux qui vous réconciliera avec notre magnifique (mais bien tordue) langue française: La grammaire est une chanson douce d'Eric Orsenna. Je vous laisse découvrir le résumé et vous souhaite une bonne lecture.

Je vous avais déjà parlé de Madame , qui est un roman extraordinaire.


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Vendredi 11 avril 2008
Je ne sais pas si vous connaissez ce livre de Flaubert, mais il est vraiment très drôle.

Voici quelques extraits:

ACADEMIE FRANCAISE : La dénigrer, mais tâcher d'en faire partie si on peut.

AGRICULTURE : Une des mamelles de l'Etat ( l'Etat est du genre masculin, mais ça ne fait rien). On devrait l'encourager.

AIR : Toujours se méfier des courants d'air. Invariablement le fond de l'air est en contradiction avec la température ; si elle est chaude, il est froid, et l'inverse.

APPARTEMENT de garçon : Toujours en désordre, avec des colifichets de femme traînant ça et là. Odeur de cigarettes. On doit y trouver des choses extraordinaires.

ASTRONOMIE : Belle science. N'est utile que pour la marine. A ce propos, rire de l'astrologie.

BALLONS : Avec les ballons, on finira par aller dans la lune. On n'est pas près de les diriger.

CHATEAU FORT : A toujours subi un siège sous Philippe Auguste.

COCU : Toute femme doit faire son mari cocu.

COLONIES (nos) : S'attrister quand on en parle.

CORPS : Si nous savions comment notre corps est fait, nous n'oserions pas faire un mouvement.

ESTOMAC : Toutes les maladies viennent de l'estomac.

EVIDENCE : Vous aveugle, quand elle ne crève pas les yeux.

EXPOSITION : Sujet de délire du XIXe siècle.

FEMMES DE CHAMBRE : Plus jolies que leur maîtresses. Connaissent tous leurs secrets et les trahissent. Toujours déshonorées par le fils de la maison.

FONCTIONNAIRE : Inspire le respect quelle que soit la fonction qu'il remplisse.
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Jeudi 10 avril 2008
Comme je l'ai déjà dit, j'ai une vraie passion pour le XIXème siècle (sa politique, son art, ses écrivains, etc.). Ce roman de Zola présente vraiment bien l'ambiance qui a régné dans le milieu de la peinture à cette époque là et surtout la révolution culturelle et sociale qui est représentée par le courant impressionniste.

On est passé de la peinture académique, régie par des codes strictes à une peinture représentant le peuple. La recherche de certains peintres visant à représenter la lumière plus que de créer un tableau figuratif est passionnante. Cela préfigure l'art abstrait que j'adore.

Actuellement, quand on voit un Monnet, un Cézanne ou un Renoir, on trouve ça très classique. Pourtant, ces tableaux ont choqué à une époque. Le terme "fauvisme' est né d'une expression qualifiant ces peintures de "fauves" lors d'une exposition, c'est-à-dire de choses monstrueuses.

L'Oeuvre est un roman en partie autobiographique car Zola a été un ami de Cézanne (leur amitié a pris fin avec la parution de ce livre). Le personnage de l'écrivain-journaliste  bourgeois est donc Zola et le peintre torturé  est inspiré de Cézanne (même si le tableau qu'il peint et qui fait scandale est plutôt inspiré du Déjeuner sur l'herbe de Manet).On suit donc la vie de ce peintre insatisfait, incapable d'être heureux et autodestructeur (je ne vais pas vous mentir, ça reste du Zola, pas le monde de Oui-Oui).

Ce qui m'a plu, c'est que ce livre décrit très bien le vie bohème de ces  artistes On y découvre le Salon des Refusés, créé par Napoléon III pour montrer à quel point les peintres refusés au Salon Officiel étaient décadents et sans talent. Les tableaux de ces peintres valent actuellement des fortunes et ça fait vraiment réfléchir sur le concept de beauté, les consensus et le politiquement correct. Après la lecture de ce livre, on considère le Musée d'Orsay différemment.


Pour la petite histoire, Zola (un de mes écrivains préférés) était loin d'être conventionnel.
Il a épousé sa maîtresse, mais, plus tard, aura deux enfants avec une autre femme qu'il n'hésitera pas à faire installer près de chez lui pour pouvoir profiter pleinement de ses deux familles.
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Mardi 8 avril 2008

"La tribu Malaussène et ses proches ont le regret de vous annoncer le mariage de Thérèse Malaussène avec le comte Marie-Colbert de Roberval, conseiller réfèrendaire de première classe. Cet avis tient lieu d'invitation."


Je viens de terminer ce roman de Daniel Penac. Jusqu'à présent, je n'avais lu que ses romans pour enfants (Kamo, l'oeil du loup) et "Chagrin d'école". Et bien, j'ai adoré!

Thérèse, la soeur du narrateur, voyante altruiste et complètement dans la lune décide de se marier. Son frère essaiera tout pour l'en empêcher, mais en vain. De ce mariage découleront une foule d'évènements tragiques et cocasses à la fois.

L'histoire n'est pas mal du tout, même si elle est assez simple et tirée par les cheveux en même temps. Ce qui fait le sel de ce livre, c'est le style de l'auteur. C'est vraiment très drôle. Il emploie des expressions tordantes de style: "copronuage". Il joue avec les mots avec une grande finesse. Les noms des personnages sont bien trouvés. On est à la fois dans le monde réel et dans un monde imaginaire. Seul bémol, il y a beaucoup de personnages pour ma mémoire de poisson rouge. Je n'ai pas lu les autres, je crois que c'est une série. En tout cas, je vais les chercher.

Petite phrase à méditer:

"On devrait vivre a posteriori. On décide tout trop tôt."

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Jeudi 3 avril 2008
Je viens de terminer ce livre de Philippe Grimbert et je n'arrête pas de pleurer. L'auteur nous raconte ce secret qu'il a toujours su au fond de lui: l'existence d'un frère. Ce qui m'a vraiment émue, dans ce livre, en plus de la terrible histoire de ce frère et de sa mère, c'est la position de l'auteur face à ça. Sans la disparition de ce frère, il n'aurait pas existé.Il porte ce fardeau physiquement, au point de demeurer chétif. Il fait revivre ce frère, allant jusqu'à appeler sa peluche comme lui, alors qu'on ne lui en a jamais parlé. On se met dans la peau de son père, écartelé entre son désir pour Tania et sa culpabilité face à la disparition de sa femme et de son fils. Et Hannah, était-elle vraiment consciente de ce qu'elle faisait en se livrant aux Allemands? Pourquoi a-t-elle dénoncé son fils? Une minute, un mot auraient suffit...Philippe Grimbert est devnu psy, on comprend pourquoi.

J'ai toujours pensé qu'il fallait dire aux enfants la vérité, même si elle fait mal, car ils la devinent toujours d'une façon ou d'une autre et les non-dits sont encore plus destructeurs.

Avez-vous vu le film? Est-il bien?

Je vous recommande ce livre, mais bon après: "Je l'aimais" et "Darling", ça commence à faire beaucoup. Je vais me lire un bon Pennac, histoire de me changer un peu les idées!



PS: Darling a été recueilli par la bibliothèque municipale. ça me soulage d'un sacré poids.Je n'aurais pas pu le jeter, ni le donner (ce n'est pas un cadeau), ni le garder...
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Dimanche 30 mars 2008
La première question que je me pose est :  MAIS QUELLE IDEE J'AI EUE D'ACHETER CE LIVRE!

Il y a des livres qui vous font rire ou pleurer, avoir peur ou vous ennuyer, mais là, j'ai vraiment (mais vraiment) failli vomir à la fin. Il y a des livres que je n'ai pas pu finir pour les mêmes raisons (notamment: "J'irai cracher sur vos tombes" et "Histoire d'O"). Celui là, je l'ai fini, parce que je voulais une petite note d'espoir, mais il m'a fait faire des cauchemars atroces.

Jean, si vous me lisez, déjà votre livre sur François Villon m'a donné la nausée, mais là tout est fini entre nous, je ne vous lirai plus (d'autant que votre dernier livre est sur le suicide, je crois).

Il s'agit de l'histoire vraie de Catherine (qui se fait appeler Darling), une cousine de Jean Teulé.

Je vous laisse lire le résumé sur  le site de  Lire.

La vie de Darling n'est qu'une succession d'actes de barbarie, tous plus atroces les uns que les autres (Sade n'est qu'un petit joueur à côté et Zola un écrivain de contes pour enfants). C'est incroyable que ça puisse être vrai. Le plus remarquable est que cette femme tient encore debout.

Le seul intérêt de ce livre (et je ne le conseille pas car il est abominable) est de rendre hommage à cette femme, abusée de tous. Cela lui rend sa dignité.

Sinon, moi qui suis une fétichiste du livre (qui suis incapable de ranger dans un placard,donner, jeter un livre, même si je ne l'ai pas aimé), je ne vais pas pouvoir cohabiter avec celui-là. Je vais voir si la bibliothèque municipale en veut, sinon, il finira abandonné sur un banc  (et encore, non, il pourrait tomber entre les mains d'un enfant). Si quelqu'un veut l'adopter...


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Jeudi 27 mars 2008
Pour une fois, je vais parler d'un livre que je n'ai pas du tout aimé. Ce livre, de Jean Teulé partait pourtant d'une idée originale. Partir des vers du poète du XVème siècle pour raconter sa vie et ainsi décrire la vie quotidienne au Moyen Age. Cependant, Teulé n'a retenu que les aspects les plus dégoûtants, violents ou vulgaires. D'accord, ça fait partie de l'histoire du Moyen Age et de l'histoire tumultueuse du poète (dont on ne sait pas grand chose), mais il n'y avait pas que ça. Donc, donner à son lecteur  envie de vomir à chaque page n'est pas pour moi la meilleure façon de lui faire aimer un livre.

Bon, cette opinion n'engage que moi! Je crois que ça a été un gros succès.


L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

François Villon.

Pour d'autres poèmes, cliquez
ici
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Mardi 25 mars 2008
J'ai découvert ce livre de Georges Pérec il y a quelques années et je l'ai vraiment trouvé extraordinaire. Tout d'abord, sa forme est originale: il s'agit de deux récits entremêlés dont on ne voit pas le rapport tout de suite. Dans un des récits, on découvre l'histoire d'une communauté utopique où tout est parfait et où l'on prépare une grande rencontre sportive (bref, on nage en pleine science-fiction) et dans l'autre, un petit garçon nous raconte  son enfance et essaie de retrouver des souvenirs qu'il a perdus (on se rend compte que c'est pendant la deuxième guerre mondiale).

Quel rapport entre les deux? Je ne vous le dirai pas, car je risque d'éventer le secret du livre! Mais à travers ces deux textes, on plonge dans la douleur de cet enfant, dans une tentative d'explication de l'inimaginable. Bref, c'est un livre très intelligent duquel on ne ressort pas indemne.

Je laisse l'auteur en parler:

« Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu’ils n’ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu’ils jettent l’un sur l’autre, pouvait se révéler ce qui n’est jamais tout à fait dit dans l’un, jamais tout à fait dit dans l’autre, mais seulement dans leur fragile intersection.

L’un de ces textes appartient tout entier à l’imaginaire : c’est un roman d’aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d’un fantasme enfantin évoquant une cité réglée par l’idéal olympique. L’autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d’une vie d’enfant pendant la guerre, un récit pauvre d’exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d’absences, d’oublis, de doutes, d’hypothèses, d’anecdotes maigres. Le récit d’aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d’un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d’on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d’où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l’enfance et la trame de l’écriture. » (Georges Perec.)

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Dimanche 23 mars 2008

Comme aujourd'hui, je devrais avoir peu de lecteurs,je vais vous parler d'un petit secret: je lis des livres honteux (pas des livres de fesse: les VRP pour ceux qui connaissent). Non, pire, de la littérature de fille. Bon, je n'ai jamais lu d'Harlequin quand même, mais j'aime beaucoup ces petits livres acidulés où on suit les péripéties d'une héroïne (souvent à la recherche de l'âme soeur). Je ne vous parlerai pas de Bridget Jones ou du Diable s'habille en Prada (évidemment, j'ai adoré), mais d'une série que j'aime bien.

Non, je ne suis pas accro du shopping  (enfin raisonnablement), mais j'aime beaucoup cette série de livres écrits par  Sophie Kinsella.

 
C'est l'histoire de Rebecca Bloomwood, jeune femme attachante et névrosée qui guérit ses angoisses à coup de shopping compulsif (ce qui ne fait qu'aggraver ses problèmes, car elle ne peut pas assumer financièrement). Il ya des scènes très drôles ( Elle se met dans des situations très cocasses grâce à des raisonnements totalement fous, elle est vraiment dépendante.), mais en même temps, on suit la souffrance de cette jeune femme et ça nous renvoie à nos propres défauts. Notamment ça fait réflèchir sur la société de consommation? "Achetez, vous serez heureux?".

Donc, c'est un "livre de bain ou de plage", quand on ne veut pas se prendre la tête et rire un bon coup. Pour se vider la tête par exemple.

Un petit extrait:

"Tout va bien. Pas de panique. Surtout pas de panique. Après tout, ce n'est qu'une facture de carte bancaire. (...) E je ne suis pas idiote, que je sache. Je connais le montant exact de ce relevé. Enfin presque. Il y en a environ pour 200 livres(152.45 euros)(...) 350 maxi.

Je ferme à demi les yeux et commence à calculer le total. Il y a le tailleur de chez Jigsaw(...), mes nouveaux verres de contact. Pas donné! Mais que suis-je censée faire, marcher dans le brouillard ? Et, bien entendu, pour ces nouvelles lentilles, j'ai dû acheter des produits nettoyants, un petit étui sympa et un eye-liner hypoallergénique. On arrive donc à ... 400 livres ?

Neuf cent quarante-trois livres soixante-trois. c'est marqué noir sur blanc. (...) Vous savez quoi ? Je ne me sens pas du tout concernée par ce bout de papier. Peut-être que si je la laissais tomber négligemment derrière mon ordinateur, il disparaîtrait ? (...) On ne peut pas me faire règler une facture que je n'ai jamais reçue, tout de même !"


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Vendredi 21 mars 2008

J'ai adoré ce roman d'Amélie Nothomb. Il s'agit de l'histoire de Plectrude, une jeune orpheline recueillie par sa tante. De sa mère, folle, qui a tué son père et s'est suicidée, elle ne tiendra que ce prénom hors du commun. Elle montre très vite des talents pour la danse classique et réalise ainsi les rêves de sa mère adoptive qui l'idolâtre. Cependant, afin d'être toujours plus légère, elle sombrera dans l'anorexie, allant jusqu'à une décalcification osseuse qui l'empêchera de danser, au grand désespoir de sa mère. C'est un roman très bien écrit (si on aime le style d'Amélie Nothomb).

Ce roman s'inspire de l'histoire de la chanteuse RoBERT, grande amie de l'auteur. Dans plusieurs romans (dont Biographie de la faim) Amélie parle d'anorexie. A mon avis, elle est touchée par cette maladie.

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Mardi 18 mars 2008

J'ai adoré ce livre de Albert Cohen. On y voit la passion d'un couple, qui, à vouloir trop être parfait sombre et se délite. 

Ariane est une femme mal mariée, qui s'ennuie dans son couple.Elle sera séduite et s'enfuira avec le beau Solal. Elle découvrira la passion.

 Mais ce couple d'amant se perdra dans leur quête de l'absolu, de la passion sans accepter le quotidien.

Ariane et Solal , par exemple, ne se montrent l'un à l'autre que lorsqu'ils sont parfaits. Ils se quittent donc avant de le lever du jour, vont se faire beaux, puis sonnent quand ils sont prêts.

"Angoissée, elle guettait les bruits de moteur, allumait une cigarette pour se donner une contenance, éteignait aussitôt pour ne pas souiller ses dents et son haleine, trouvait fatigant de rester assise, et d'ailleurs ça donnerait un mauvais pli à sa jupe, mieux valait sortir. Sur le seuil, dans la nuit chaude, elle attendait, avec la peur de transpirer, et ce serait affreux car son nez luirait."

Solal sera dégouté par le nez qui coule d'Ariane.

"Elle toussa, et il la vit si lamentable... avec son imperméable, sa combinaison , ses bas écroulés, son nez grossi, ses paupières enflées de larmes, ses beaux yeux cernés de bleu malade. Sa chérie, sa pauvre chérie. O maudit amour des corps , maudite passion."

Faire durer l'amour, c'est aussi accepter  les défauts, les imperfections de l'autre.Il ne peut pas être parfait, mais au lieu de voir ce qui ne va pas, pourquoi ne pas voir ses bons côtés? Il faut accepter le quotidien, tout en continuant de regarder l'autre avec un oeil amoureux, à séduire, se laisser séduire et à peser ses mots. C'est difficile, mais je pense que ça en vaut le coup! C'est vrai qu'on nous conditionne 'surtout les filles) au célèbre: "ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d'enfants"...c'est un peu light! Il y a des contes qui nous en disent plus?

Cette phrase est très vraie:

"Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d'amour glissaient sur la toile cirée de l'habitude."

 

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Un extrait qui fait réflèchir sur l'éphèmère. Carpe Diem!

"Jeunes gens, vous aux crinières échevelées et aux dents parfaites, divertissez-vous sur la rive où toujours l'on s'aime à jamais, où jamais l'on ne s'aime toujours, rive où les amants rient et sont immortels, élus sur un enthousiaste quadrige, enivrez-vous pendant qu'il est temps et soyez heureux comme furent Ariane et son Solal, mais ayez pitié des vieux, des vieux que vous serez bientôt, goutte au nez et mains tremblantes, mains aux grosses veines durcies, mains tachées de roux, triste rousseur des feuilles mortes.

Que cette nuit d'août est belle, restée jeune, mais non moi, dit un que je connais et qui fut jeune. Où sont-elles, ces nuits que connut celui qui fut jeune, où ces nuits de lui et d'elle, dans quel ciel, quel futur, sur quelle aile du temps, ces nuits allés?

En ces nuits, dit celui qui fut jeune, nous allions dans son jardin, importants d'amour, et elle me regardait, et nous allions, géniaux de jeunesse, lentement allions à l'éminente musique de notre amour. Pourquoi, mon dieu, pourquoi plus de jardin odorant, plus de rossignol, plus son bras à mon bras apputé, plus son regard vers moi puis vers le ciel?

(...)

Les autres se consolent avec des honneurs, des conversations politiques ou de la littérature. Ou encore ils se consolent, les imbéciles, avec le plaisir d'être connus ou de commander ou de faire honorablement sauter leurs petits-enfants sur leurs genoux. Moi, dit celui qui fut jeune, je ne peux pas être sage, je veux ma jeunesse, je veux un miracle, je veux les fruits et les fleurs de l'aimée, je veux n'être jamais fatigué, je réclame les hymnes noirs qui couronnaient ma tête.

Adieu, rive de jeunesse qu'un homme vieillissant regarde, rive interdite où les libellules sont un regard de Dieu. Ô toi, dit-il, toi qui fus belle et noble et aussi folle qu'Ariane, toi dont je ne dis pas le nom, nous vécûmes sur cette rive et nous fûmes frère et soeur, ma bien-aimée, toi la plus douce et la plus rétive, la plus noble et la plus élancée, la vive, la tournoyante l'ensoleillée, toi la haute, l'insolente, la géniale, l'esclave, et j'aurais voulu avoir toutes les voix du vent pour dire à toutes les forêts que j'aimais et j'aimais celle que j'aimais. Ainsi dit un qui fut jeune.

Il y a du silence au cimetière où dorment les anciens amants et leurs amantes. Ils sont bien sages maintenant, les pauvres. Finies, les attentes des lettres, finies les nuits exaltées, finis les battements moites des jeunes corps. Au grand dortoir, tout ça. Tous allongés, ces régiments de silencieux rigolards osseux qui furent de vifs amants. Tristes et seuls au cimetière, les amants et leurs belles".

 

Et enfin, un texte dans lequel  nous, les femmes nous en prenons plein la tête, mais pas si faux que ça;). Ce sont des conseils pour que Solal puisse séduire son Ariane.

 

« Il raccrocha, se tourna vers elle. — Sache, ô cousin chéri, que le dixième manège est justement la mise en concurrence. Panurgise-la donc sans tarder, dès le premier soir. Arrange-toi pour lui faire savoir, primo que tu es aimé par une autre, terrifiante de beauté, et secundo que tu as été sur le point d'aimer cette autre, mais que tu l'as rencontrée, elle, l'unique, l'idiote de grande merveille, ce qui est peut-être vrai, d'ailleurs. Alors, ton affaire sera en bonne voie avec l'idiote, kleptomane comme toutes ses pareilles.

"Et maintenant elle est mûre pour le dernier manège, la déclaration. Tous les clichés que tu voudras, mais veille à ta voix et à sa chaleur. Un timbre grave est utile. Naturellement lui faire sentir qu'elle gâche sa vie avec son araignon officiel, que cette existence est indigne d'elle, et tu la verras alors faire le soupir du genre martyre. C'est un soupir spécial, par les narines, et qui signifie ah si vous saviez tout ce que j'ai enduré avec cet homme, mais je n'en dis rien car je suis distinguée et d'infinie discrétion. Tu lui diras naturellement qu'elle est la seule et l'unique, elles y tiennent aussi, que ses yeux sont ouvertures sur le divin, elle n'y comprendra goutte mais trouvera si beau qu'elle fermera lesdites ouvertures et sentira qu'avec toi ce sera une vie constamment déconjugalisée. Pour faire bon poids, dis-lui aussi qu'elle est odeur de lilas et douceur de la nuit et chant de la pluie dans le jardin. Du parfum fort et bon marché. Tu la verras plus émue que devant un vieux lui parlant avec sincérité. Toute la ferblanterie, elles avalent tout pourvu que voix violoncellante. Vas-y avec violence afin qu'elle sente qu'avec toi ce sera un paradis de charnelleries perpétuelles, ce qu'elles appellent vivre intensément. Et n'oublie pas de parler de départ ivre vers la mer, retiens bien ces cinq mots. Leur effet est miraculeux. Tu verras alors frémir la pauvrette. Choisir pays chaud, luxuriances, soleil, bref association d'idées avec rapports physiques réussis et vie de luxe. Partir est le maître mot, partir est leur vice. Dès que tu lui parles de départ, elle ferme les yeux et elle ouvre la bouche. Elle est cuite et tu peux la manger à la sauce tristesse. C'est fini. Voici la nomination de votre mari. Aimez-le, donnez-lui de beaux enfants. Adieu, madame. [...]" »



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Dimanche 16 mars 2008
Il y a des livres qui nous fondent, qui nous  changent, qui nous meuvent. Pour moi, ce livre en est un. C'est une de mes pierres fondatrices.

Je ne l'ai pas lu étant petite, mais il m'a été offert par un  ex-meilleur ami  pour mes 18 ans. C'est un livre très riche en philosophie. Je trouve quasiment que c'est plus un livre pour adulte que pour enfant.
Il ne faut pas oublier nos rêves d'enfant en se laissant "corrompre" par la désillution de la vie.C'est difficile à faire, mais ça en vaut le coup!


Je vous laisse avec quelques citations à méditer.

Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : " Ma fleur est là quelque part."

On ne voit bien qu'avec le coeur, l'éssentiel est invisible pour les yeux.

On n'est jamais content, là où on est.

Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir

- Où sont les hommes ? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert...
- On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.


J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…
(
c'est pour ça que j'ai adoré randonner dans les déserts d'Islande et du Chili, c'est quelque chose de magique).

Il est bien plus difficile de se juger soi même que de juger autrui.

Pour vous qui aimez aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton que nous ne connaissons pas a, oui ou non, mangé une rose...
Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ? Et vous verrez comme tout change...
Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance !

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Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité. Saint Exupéry.

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Jeudi 13 mars 2008
Comme beaucoup, j'adore ce texte tellement moderne et intemporel. Pourquoi..? Parceque d'abord, je suis romantique. Ensuite, parceque le texte est tout simplement magnifique (comme tout Shakespeare, d'ailleurs). Et puis, parceque ça relate bien la folie, la bêtise des hommes. La haine plus forte que l'amour. Les préjugés plus forts que la passion et le bonheur! Combien de Roméo et Juliette vivent encore ce drame?

J'ai eu la chance voir deux fois cette pièce:
Une fois à  lyon dans une adaptation magnifique (l'une des famille était arabe, l'autre européene), une autre à Chaillot. C'était une version Hip-hop d'Irina Brooks et là, j'ai été déçue!

J'ai aussi beaucoup aimé le film avec Léonardo di Caprio. Mercutio en Drag Queen, il fallait y penser!

Dernière chose à ce sujet: j'adore la chanson de Dire Straits (un de mes groupes préfèrés!)



http://fr.youtube.com/watch?v=p3n2wXEFeLI&feature=related




Ô Roméo! Roméo! pourquoi es-tu Roméo? Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.

O céleste, céleste nuit! J'ai peur, comme il fait nuit, que tout ceci ne sois qu'un rêve, trop délicieusement flatteur pour être réel.

Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe-le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l'univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l'aveuglant soleil… Oh ! j'ai acheté un domaine d'amour, mais je n'en ai pas pris possession, et celui qui m'a acquise n'a pas encore joui de moi.

Juliette. Mon unique amour émane de mon unique haine ! Je l’ai vu trop tôt sans le connaître et je l’ai connu trop tard. Il m’est né un prodigieux amour, puisque je dois aimer un ennemi exécré

Hors des murs de Vérone, le monde n’existe pas ; il n’y a que purgatoire, torture, enfer, même. Etre banni d’ici, c’est être banni du monde ; et cet exil-là, c’est la mort

O mon amour ! ma femme ! La mort qui a sucé le miel de ton haleine n’a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté : elle ne t’a pas conquise. […] A ma bien-aimée ! (il boit le poison) Oh ! l’apothicaire ne m’a pas trompé : ses drogues sont actives… Je meurs ainsi… sur un baiser ! (il expire en embrassant Juliette)
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Mercredi 12 mars 2008
Ce livre d'Isabel Allende est une pure merveille. On y  trouve de tout: une saga familiale qui permet de suivre plusieurs personnages tout au long de leur vie ainsi que leurs descendants, de la magie, de la passion et de l'Histoire. En effet, dans ce pays qu'elle ne nomme pas, on retrouve l'histoire du Chili et du coup d'Etat de Pinochet qui conduira à la  mort de son père (Salavador Allende) et l'obligera à l'exil. Cette montée de la dicature se fera  dans l'aveuglement des hommes de droites qui croyaient favoriser le retour de  la raison face à la gauche... Malheureusement, on connait la suite!

Bonne lecture, laissez-vous porter par "les esprits"!
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Mercredi 12 mars 2008
Voici un blog qui vous donnera envie de lire!!  Si ça dérange le propriétaire de ce blog que je le cite, j'enléverai ce billet!
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http://moncoinlecture.over-blog.com/article-12642638.html
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Mercredi 12 mars 2008
Tout le monde connaît  "Le Parfum" de  Süskind, mais connaissez vous "Le Pigeon" du même auteur?

Dans cette nouvelle, un homme, au passé difficile,  se construit une vie bien réglée qui le rassure. Mais voilà qu'un matin, avant de partir au travail, il découvre un pigeon  devant sa porte, dans le couloir  de son immeuble. S'ensuit une panique: pour échapper  à ce pigeon, il va littéralement  "péter les plombs" et toute sa vie va basculer. C'est très drôle car c'est absurde, irrationnel  et  poignant à la fois... Vraiment, j'ai bien ri en lisant ce livre!


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Samedi 8 mars 2008
Je vous conseille ce livre de Hans Fallada . Un homme, ordinaire, dans le Berlin Nazi résiste à sa façon en déposant des cartes postales sur lesquelles il écrit des messages anti Hitler. Je vous laisse deviner la suite, dans ce monde où règne la peur, la méfiance, la délation...
Ce roman  poignant  évoque  ce dont on parle très peu: la résistance allemande. Et peut-être aussi se rappeler  que, s'il y a eu de  courageux résistants en France, il y a eu aussi beaucoup de collaboration. Doit-on rappeler que c'est  l'Etat  Français  qui a organisé la déportation des enfants juifs  car il ne voulait pas les prendre en charge  puisque leurs parents étaient  déportés?????


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Un petit texte de Jean Ferrat

Nuit  et Brouillard


Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

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Samedi 8 mars 2008
La maternité est un évènement  exceptionnel dans la vie d'une femme. C'est un bouleversement, c'est  magique, animal... Mais ce n'est pas toujours  que du bonheur, et pour  changer des  schémas  idéaux, je vous propose les romans suivants:

Un heureux évènement, d'Eliette Abdecassis

Une relation dangereuse, de Douglas Kennedy


Dans ces histoires de mères, on découvre que tout n'est pas tout rose et que tout peut basculer durant cette période où la femme est forte et fragile à la fois.


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Jeudi 6 mars 2008
Un roman envoûtant.

Ce roman d'Eric Orsenna est fantastique! On s'attache à cette Madame Bâ.
Cette femme, malienne souhaite  venir en France pour chercher son petit fils, enlevé par des recruteurs de foot.
Pour obtenir son visa, elle doit remplir un formulaire avec son avocat.
Au travers de cette discussion, on découvre une femme courageuse, une vie exceptionnelle et la culture du Mali où se mèlent réalité et légendes.
On dit que les femmes portent l'Afrique, cette Madame Bâ en est un bel exemple!!!!!

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Jeudi 6 mars 2008
C'est mon roman préféré!

Je l'ai relu récemment et j'ai pleuré, non pour la mort d'Emma, mais pour le destin de Charles et de Berthe.

Certes, il y a un peu de moi dans Emma Bovary, cette soif d'aventure, ce refus de se résigner au quotidien, cette envie de passion qui ne se terminerait jamais, mais.....La raison nous fait revenir sur Terre et nous fait profiter des petits bonheurs du quotidien.
Cette femme a tout détruit autour d'elle...Et en même temps, les personnages les plus cyniques (Hommais et Lheureux) s'en sortent. Léon se marie, Rodolphe continue sa vie...Et Charles, qui a toujours tout fait pour sa femme, qui gagne  honnêment sa vie... que lui reste-t-il? Et il ne lui en veut même pas...
ça fait réflèchir tout ça ...
Aux conséquences de nos actes, à nos rêves, à notre égoisme.....Qu'est-ce que l'Amour???? On veut toujours former l'autre à notre image, à nos rêves, sans respecter ce qu'il est....
Ce que j'aime dans ce roman, c'est aussi le modernisme de Flaubert.Sa Bovary est intemporelle. Ce roman, très osé pour l'époque a même fait l'objet d'un procès. Certaines allusions sont très claires, Madame Bovary, par amour pour Rodolphe, devient une amante coquine, experte, comme le remarque Léon.
ça aussi, c'estnouveau pour l'époque, cette évocation du plaisir féminin.

Bref, je vous en reparlerai.....


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