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Mercredi 14 mai 2008
Je viens de me rendre compte que c'est bientôt la Fête des Mères, ma première! Mais bon, je ne me fais pas d'illusions. Il ne va pas y penser, et si je ne lui rappelle pas d'appeler sa propre mère, il ne le fera pas.

C'est comme ça! Mon homme a de très nombreuses qualités, mais pas le romantisme ou ce genre d'attentions.Il ne pense pas non plus à mon anniversaire. En fait, c'est très bizarre: il me fait de très beaux cadeaux (le prochain est un voyage à Budapest), mais ça n'a rien à voir avec une occasion précise. Quand j'essaie de lui en parler, il se vexe.

En fait, même si ses cadeaux me font très plaisir, j'aime bien (voire plus) les petites attentions. Pour mon dernier anniversaire, je venais d'accoucher (enfn ma fille avait un mois). On ne pouvait pas vraiment sortir (ça venait de moi, je ne me sentais pas capable de la laisser et j'étais crevée). Il n'a rien fait. C'est moi qui ai craqué et qui suis sortie faire des courses pour nous préparer un petit dîner de fêtes (et qui ai cuisiné!).J'étais vraiment triste mais lui ne l'a même pas remarqué. Pour tout vous dire, j'en ai même pleuré en secret (bon, j'étais encore fragile et très fatiguée). Par contre, quelques jours plus tard, il m'a arrêtée devant une bijouterie pour que je choisisse un cadeau.

Moi, je lui ai organisé plusieurs anniversaires surprise (dont un cette année pour ses 35 ans), je lui fais toujours un petit truc, même si ce n'est pas grand chose. Par exemple, j'achète son gâteu préféré et j'écris quelque chose.J'ai toujours été très sensible aux petites attentions, beaucoup plus qu'aux gros cadeaux. Le fait qu'on ai pensé à moi me touche beaucoup plus que le fait de me faire choisir un cadeau cher. J'ai l'impression que je suis une petite fille gâtée qui fait un caprice quand j'écris ça...Je ne sais pas si vous me comprenez, ou si c'est plutôt féminin.

C'est pareil pour notre anniversaire. Il ne sait même pas quel mois c'est. Il faut que j'organise tout, du coup, je ne fais plus rien...

Moi qui était très romantique (un peu trop) et qui adorait faire des petites surprises, j'ai complétement changé. Je préfère presque être cynique par rapport à ça plutôt que d'être déçue.

Et oui, le Prince Charmant n'existe pas, on nous ment!
par monbricabrac publié dans : moi
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Mercredi 14 mai 2008
Bon ben voilà, j'ai enfin rencontré une assistante maternelle. J'en sors très mitigée. Je vais essayer de faire le bilan de tout ça:

Tout d'abord il y avait le petit-fils de mes voisins (16 mois), une petite fille de 4 mois et deux petites filles de 4 ans. Elle m'a dit que les petites filles étaient venues la voir, moi je crois qu'elle les garde le mercredi en plus des autres, mais qu'elle n'en a pas le droit car elle est agréée pour trois enfants. Enfin, je m'en fiche un peu car de toutes façons, je garderai ma fille le mercredi.

Aspects positifs:


- Elle habite dans ma rue, à deux pas de chez moi
- Elle m'a été recommandée par une voisine car elle garde son petit fils et sa fille en est très satisfaite.
- Elle a l'air très gentille et affectueuse, ferme sans être trop rigide.
- C'est propre chez elle.
- Les enfants (sauf un) avaient l'air heureux.
-J'ai eu un bon contact avec elle.
- Ma fille a eu l'air de bien s'amuser et ne disait rien quand la nounou la prenait dans ses bras. Mais bon, elle est très sociable...C'est rare qu'elle ne sourie pas.
- Les enfants s'amusaient bien, mais faisaient un peu n'importe quoi. Ils montaient sur la table basse, grimpaient partout sans que ce soit vraiment le bazar non plus. Je ne sais pas trop quoi penser...Je n'aime pas quand on est trop derrière les enfants non plus du style: "Tu vas te faire mal".

Aspects négatifs:

- La petite fille de 4 mois était semi-allongée dans une coque (alors qu'on sait qu'il ne faut pas laisser un bébé longtemps dedans, il faut un transat) et n'arrêtait pas de pleurer. La nounou se contentait d'aller lui remettre sa sucette en râlant parce que c'était un bébé allaité qui ne voulait que les bras et être bercée. Soit-disant que le médecin de la PMI lui aurait dit de la laisser pleurer. Moi, je n'avais qu'une envie, aller la chercher et la prendre dans mes bras. Je n'ai jamais laissé pleurer ma fille et surtout pas si petite. Mais bon, peut-être que la dame voulait se concentrer sur ma fille.

- Elle n'accepte pas le temps partiel (je voulais travailler à 80%) et il faut la payer pendant les vacances scolaires. Mais ça va être difficile de trouver quelqu'un qui accepte ça.

- C'est petit chez elle.

- Elle m'a fait quelques déclarations qui m'ont un peu gênée:

    - Elle donne du Nutella à 16h00 ou des tartines; pour ma fille, pour l'instant, c'est fruit+ bib, à la rentrée, elle aura 15 mois, je ne pensais pas introduire ce genre d'aliment si vite. Je préfère m'en tenir aux yaourts, fruits et à la limite un boudoir.
    - Elle m'a décrit les menus du déjeuner. ça a l'air correct, mais moi qui ne donne que du bio à ma fille et qui prépare tout moi même...Bon, en même temps, ce n'est qu'un détail, en crèche, ce serait pareil.
    - Elle m'a dit qu'à 15-16 mois, tous les enfants qu'elle gardait étaient propres parce qu'ils imitaient les autres. Moi, je suis pour un apprentissage de la propreté en douceur au rythme du bébé et je ne comptais même pas essayer avant les 18 mois de ma fille.
- Elle a des horaires de siestes. C'est bien, mais c'est vrai que pour l'instant, je me suis toujours adaptée à ceux de ma fille.

Disons que si je mettais ma fille là, je suppose qu'elle ne serait pas malheureuse, mais c'est sûr que ce n'est pas non plus ce qu'il y a de mieux. J'y retourne avec le papa samedi dans deux semaines pour la revoir, on se fera une opinion.

C'est horrible, ce que je vis. D'un côté, je voudrais que tout soit parfait pour ma puce (même si je suis loin d'être parfaite) et je me dis qu'elle serait mieux gardée par moi en allant de temps en temps à la halte garderie pour jouer avec des enfants. Mais en même temps, j'ai envie de retravailler et pas seulement pour le côté financier...ça me ferait du bien de voir un peu autre chose. Que c'est compliqué d'être maman  (ou papa) et d'avoir ce tiraillement entre le bien-être de son enfant et l'envie de penser un peu à soi.

Edit:

Quand je me relis je me rends compte qu'on dirait une grande malade tellement je suis pointilleuse. Je ne suis pas psycho-rigide non plus, je vous rassure.

Edit2: J'ai aussi oublié de dire qu'elle demandait une procuration pour permettre à sa fille de 24 ans de s'occuper des enfant si elle avait une urgence.ça, ça m'ennuie!
par monbricabrac publié dans : moi
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Mercredi 14 mai 2008
En lisant les résultats du test des taches d'encre, je me suis posée des questions. Pourquoi un tel résultat, alors qu'il y a des choses plus marquantes dans ma personnalité? Notamment mes angoisses actuelles par rapport à la garde de ma fille. D'ailleurs, dans beaucoup de taches, je voyais des figures inquiétantes. Je pensais que le résultat allait me dire que j'étais paranoïaque;-)

Quelle place tient le sexe dans ma vie? Difficile de répondre! Je ne vais pas vous mentir, c'est pour moi quelque chose d'important. Je suis très gourmande et curieuse en général et de tout! J'aime bien profiter des plaisirs de la vie et c'en est un grand. Je ne pourrais pas vivre sans et j'ai déjà mis fin à une relation parce que ça ne se passait pas bien à ce niveau-là. On dit souvent que les femmes ont moins d'envies et de besoins  que les hommes, je n'en suis pas si sure;-) Elles le disent moins, c'est tout. C'est une question de pudeur sans doute, ou c'est moins bien vu.

Mais pourtant, j'ai toujours lié ça à l'amour, en tout cas à une relation impliquant autre chose que du sexe et je n'ai jamais eu d'aventures d'une nuit...D'ailleurs, je dois dégager cette image-là aussi car la plupart des hommes m'ont proposé des histoires d'amour, on ne m'a jamais vraiment fait des avances pour des histoires sans lendemain.

Peut-être que maintenant, si j'étais à nouveau célibataire (on va dire dans une dimension parallèle), je serais capable de moins sacraliser tout ça et je me lâcherais plus...En même temps, je reste persuadée que c'est mieux avec quelqu'un qu'on connaît et qu'on aime. Peut-être qu'avec quelqu'un avec qui on n'a pas d'attaches, on ose plus de choses qu'on n'ose pas demander à son conjoint...? Non, vraiment, je n'arrive pas à me faire une opinion là dessus! C'est sûr qu'il y a des hommes avec qui on a une parfaite entente sexuelle, mais pas le reste.

Dans tous les cas, je ne juge personne et j'ai en horreur cette mentalité bien pensante qui veut qu'une femme qui collectionne les amants soit mal vue ainsi que la mentalité extrême qui juge les personnes qui ont choisi de ne pas avoir de relations sexuelles. L'essentiel est d'être en accord avec soi-même!
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Mardi 13 mai 2008
Comme il fait beau, j'en profite pour faire du rangement et je suis tombée sur mon petit sac à dos rouge dans lequel je garde de nombreux secrets.

Il y a tout d'abord tous les cahiers dans lesquels j'ai consigné mon journal intime que j'ai tenu de 13 à 20 ans. Je ne sais pas si je le relirai car il y a des choses très dures dont je n'ai pas envie de me souvenir, mais c'est ma vie quand même, drôle ou triste..Donc je ne le jette pas.

Il y a aussi une ancienne boîte de gâteaux en fer dans laquelle j'ai mis tous les souvenirs de mes anciens amoureux: lettres, photos, tickets de cinéma, fleurs séchées... Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrive pas à jeter ça. Pourtant, je ne les regrette pas; c'est juste que c'est une part de moi que je regarde avec tendresse.

Et vous, vous conservez ce genre de choses?
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Mardi 13 mai 2008
Je ne suis pas très prolixe en ce moment parce-qu'il fait beau! Du coup, on fait de grandes promenades et mon cerveau est un peu au ralenti. Je ne  lis que de la chick-lit, des magazines ou je relis des passages de livres déjà lus...Je suis toujours malade. Je pense que ce sont des microbes car ma fille a le nez qui coule aussi (1ère maladie à 10 mois et demi!)

Je cogite aussi beaucoup car, à le rentrée, je retravaille et je vais devoir confier la prunelle de mes yeux, la chair de ma chair...Et, je suppose que toutes les mamans sont passées par là, mais c'est très dur. Mon premier choix est la crèche, mais je n'ai quasiment aucune chance d'avoir une place. Là, je serais rassurée et je pense que c'est une bonne chose pour ma fille de se détacher de moi et de voir d'autres enfants. La crèche,c'est plus sécurisant, il ya plusieurs adultes.Soit dit en passant, pour un bébé gardé à la maison, elle est hyper sociable et n'est pas du tout collée à moi!

Donc, je dois me mettre en quête d'une nounou. Je vous  assure que mon petit coeur de maman saigne déjà à l'idée que ma fille pourrait ne pas être heureuse. En plus, comme tout le monde, j'ai entendu plein d'histoire de nounous (une de mes copines avait une nounou qui laissait son bébé tout seul dans l'appartement pendant qu'elle allait faire ses courses). Se tromper sur une femme de ménage, ce n'est pas grave au pire, elle casse quelque chose ou vole quelque chose, c'est juste matériel. Mais se tromper sur une nounou...

Il faut donc trouver la perle rare (rare, c'est le mot car il n'y en a pas assez non plus) qui accepte un temps partiel (mercredi et vacances), qui est douce, maternelle et gentille, qui a un appartement propre et spacieux, qui a de l'expérience et des enfants, qui parle correctement, qui ne met pas la télé, qui fait des sorties et des activités d'éveil...Donc, non seulement, il faut qu'elle soit être irréprochable, mais je m'inquiète aussi pour les autres personnes qui vivent chez elles. Comment sont ses enfants? Et son mari? L'idée que des inconnus s'occupent de mon bébé me rend malade. J'en avais trouvé une avant que je décide de prendre un congé parental. Elle avait l'air bien, mais elle avait quatre fils dont deux ados. L'un venait de se faire renvoyer du collège parce qu'il s'était battu, ça ne m'avait pas mise en  confiance!

D'un côté, je me dis que chez une assistante maternelle, ma fille sera plus chouchoutée, elle pourra dormir au calme, mais en même temps, j'ai beaucoup de mal à faire confiance! C'est grave?Allez, je me décide, je passe les coups de téléphone...
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Samedi 10 mai 2008
Vous y croyez vous? Alors qu'il fait super beau, que je passe mes journées en jupe et en sandales, je suis malade!!! C'est confirmé: nez qui coule, gorge douloureuse, sinusite, mal de crâne et j'ai l'impression que ça descend dans les bronches! Bouh!!!!!Comment est-ce possible alors que j'ai passé un hiver sans rien du tout?
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Vendredi 9 mai 2008
Ben quoi, moi aussi j'ai le droit :p

J'écris après avoir lu celui de
Sylv1 et avant d'avoir lu celui de Mamancelib pour ne pas être influencée;-)

J'ai beau y réfléchir, le seul avantage  qui fait que je pense que c'est mieux d'être une femme est celui de pouvoir porter la vie. C'est quelque chose d'extraordinaire, presque un pouvoir magique. Pour rien au monde j'aurais aimé être un homme pour cette raison là. D'ailleurs, je ne suis jamais vraiment posé la question, je me suis toujours sentie bien comme ça.

Peut-être aussi qu'avec le charme et la douceur, on obtient plus facilement les choses...C'est sûr qu'être femme donne des atouts qu'un homme n'aura pas. On nous fait plus facilement confiance, on a plus facilement ce que l'on veut.

Sinon, je ne vois pas de grosses différences entre hommes et femmes (enfin si, une grosse que j'apprécie beaucoup).

Blague à part, je ne pense pas que nous soyons
totalement masculins ou féminins, mais des intermédiaires entre les deux. Pour moi, se comporter en homme ou en femme est social. Rien n'est aussi défini dans la nature. D'ailleurs, à la base l'embryon est féminin, il ne se masculinise que très tard.

Par certains côtés, je peux être assez masculine (enfin ce que la société définit comme masculin). Je suis très indépendante et je n'ai pas besoin d'un homme pour vivre. Je suis nulle en bricolage,mais si il le faut, j'apprends. Je sais parfaitement gérer ma vie, mes comptes, etc.Par d'autres, je suis assez féminine dans ma façon de m'habiller ou de me coiffer, même si je n'aime pas me maquiller. Je suis très adepte des "crèmes et des bains que font la peau douce". Je suis aussi une grande bavarde et je suis très attentive aux autres, peut-être plus sensible qu'un homme. Quoique,je trouve ça magnifique un homme qui pleure....Ce trait de caractère n'est pas seulement féminin pour moi.

J'ai l'air fragile parce que je ne suis pas très grande,que je fais assez femme-enfant et
que j'ai une petite voix.(ce qui fait que les hommes ont souvent  envie de me protéger) mais en fait, je suis très forte intérieurement et peu de choses peuvent m'abattre. D'ailleurs, globalement, les femmes sont souvent plus fortes que les hommes. Je ne supporte pas les machos que je remets bien vite à leur place et je ne joue pas à la femme un peu écervelée qui a besoin d'un homme pour s'en sortir ou qui ne comprends rien à rien.

Je ne me suis jamais rien interdit en tant que femme (ni étude, ni métier, ni activité). Je ne me suis jamais sentie moins douée ou capable qu'un homme en sciences ou en maths. Il faut juste que je m'y intéresse, c'est tout. Je reconnais que la technologie ne m'intéresse pas, mais la mode non plus, donc...Je suis beaucoup plus intéressée par la conquête spatiale ou la politique que par les dernières tendances de maquillage, de fringues ou de people.

En réfléchissant, je crois que j'aime avoir un corps de femme. Même si je râle après mes rondeurs, je les aime aussi et pour rien au monde j'aimerais avoir un corps androgyne.

Bref, je suis heureuse d'être une femme!





par monbricabrac publié dans : moi
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Jeudi 8 mai 2008
La première fois que j'y ai pensé:

Je devais avoir une dizaine d'années; J'étais une fervente lectrice de Jules Vernes et je me rêvais exploratrice de pays inconnus.


Mes premiers fantasmes:

Devant les Mystérieuses Cités d'or. C'est sûr, un jour j'irai au Pérou et je verrai le Machu Pichu.

Ma première expérience:

Des voyages scolaires en Allemagne. D'excellents souvenirs!

Mon premier baiser.

A l'âge de 15 ans, en Grèce à Mycènes. Il s'appelait Andréas et était beau comme un dieu. J'ai encore les photos si vous voulez une preuve!

La première fois que je me suis allongée...


...sur un banc dans les jardins de l'Alcazar à Séville pour me reposer au soleil (avec mon gros ventre), ça a été merveilleux.

La première fois que j'ai mouillé...

...mon imper, mon pantalon et mes bottes, c'était pour observer des baleines en Islande. Il y avait une vraie tempête et je restais sur le pont à me prendre des seaux d'eau tellement j'avais envie de voir ces baleines (et je n'ai pas été déçue!) Un moment exceptionnel que j'ai partagé avec un asiatique téméraire à grand coup de "It's so funny" (on se marrait, comme des...baleines)

La première fois que j'ai caressé...

Un lama, j'ai trouvé ça très doux!

La première fois que j'ai écarté..


...les pages de mon passeport pour contempler tous les visas, ça m'a fait rêver!


La première fois que j'ai sucé...

...un comprimé contre le mal des transports, ça m'a rendue malade. Ce fut la dernière!

La première fois que j'ai avalé...

...une pâtisserie viennoise, j'ai presque eu un orgasme.

Ma première fois au dessus:

De la Cordillère des Andes pour aller au Chili demeurera un de mes plus beaux souvenirs. L'avion frôlait presque certains sommets.

La première fois que je suis montée au septième ciel:

J'avais 25 ans. Premier voyage en avion pour aller voir  un ami à Boston . J'étais folle de joie et d'excitation, mais j'avais un peu peur aussi. Je crois que je me lasserai jamais du spectacle de voler au dessus des nuages ou de voir un lever de soleil depuis un hublot.

Ma première fois avec une fille.

C'était l'Italie avec ma copine Sév et c'était génial!

Ma première fois dans un Harem:

C'était dans le Palais de Topkapi à Istanbul.

Ma première fois dans un Lupanar.


C'était à Pompéi.

Ma première fois à plusieurs.

C'était au Portugal: deux filles, deux garçons, tous célibataires! Aucune envie de former des couples. Du coup, les hoteliers ne comprenaient rien quand nous demandions deux chambres et que je partais avec ma copine et que les deux garçons partaient ensemble. Quand nous prenions une chambre pour quatre, ils faisaient une drôle de tête!
Mais je préfère les voyages en amoureux.

Ma première fois en grand groupe organisé.

C'était une croisière sur le Nil. Même si c'est un merveilleux voyage, les voyages organisés ne me conviennent pas. Mais bon, s'aimer sur le Nil, c'est très romantique!

La suite au prochain numéro ; -)





par monbricabrac publié dans : moi
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Dimanche 4 mai 2008
Un petit article pour râler encore une fois contre la dictature de la minceur. Les beaux-jours arrivent, on a envie de s'habiller léger, mais il faut se rendre à l'évidence, je ne corresponds pas aux canons de la beauté. Bon, ce n'est pas quelque chose qui me préoccupe plus que ça non plus, mais par moments, ça me travaille.

Comme beaucoup (ou justement pas beaucoup) de filles, j'étais totalement "normale" à l'adolescence mis à part le fait que j'ai génétiquement des formes, on va dire généreuses. Pour être plus crue, je n'ai pas de toutes petites fesses qui  rentrent dans un petit 36. Je tiens plutôt de la femme africaine de ce côté là. En plus, je suis très cambrée et musclée, ce qui accentue l'effet. Donc, au lieu de me rendre compte que je n'avais aucun problème de poids et qu'en plus, les hommes trouvent ça plutôt joli, j'ai essayé de maigrir avec des régimes débiles, suivis de phases ou je me lâchais car tenir un régime restrictif sur le long terme est impossible. Donc, j'ai grossi. Eh oui, quand on cherche à passer en dessous de son poids génétiquement programmé, on dérègle tout et on grossit. Maintenant, c'est très difficile de me débarrasser de ces kilos-là.

Si j'ai un message à faire passer aux adolescentes, ne faîtes jamais de régime. A la limite, évitez les grignotages trop sucrés ou gras et faîtes du sport. Et aimez-vous comme vous êtes. Quand on se trouve belle, les autres le pensent souvent aussi. En plus, il n'y a pas que le physique....
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Jeudi 1 mai 2008
Bon ben voilà, il n'y a plus de mystère, tout est rentré dans l'ordre. Désolée de vous avoir embêté avec ça. Je suis une impatiente de nature!

J'aurais du suivre le sage adage ivoirien qui dit: ""Si pressée que soit la mouche, elle attend que l'excrément soit sorti", autre version du fameux: "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué" :-)
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Jeudi 1 mai 2008
Et non pas : "Mai 68, mes 69" comme j'ai pu le voir sur un kiosque à journaux.;-)

Etant née 8 ans après mai 68, je n'ai pas vécu cette époque et pourtant j'estime qu'elle a un rôle important dans ma vie. Mes parents avaient 20 ans en 68 et leur façon de vivre, donc de nous élever a été marquée par cette "révolution". Une grande partie de ce que je suis actuellement est donc un héritage de 68.

Qu'est-ce que mai 68 m'a donc apporté?

Tout d'abord une philosophie féministe dans laquelle j'ai baigné (un peu trop peut-être) qui fait que je me considère comme une femme beaucoup plus libre que l'étaient ma mère, mes tantes ou mes grands-mères. Quand je vois comment elles ont été élevées, conditionnées pour être de bonnes épouses et mères, je suis heureuse d'être née plus tard. La plupart de mes tantes ont été obligées d'épouser leur premier amant, ce qui a conduit à de nombreux divorces.

Donc le premier point positif que je retiens est cette libération sexuelle qui nous permet de vivre nos envies sans se culpabiliser. Bon, il y a encore du chemin à faire, dans les deux sens d'ailleurs: non, une collectionneuse d'amant n'est pas une s*****, mais, pour moi, la sexualité ne se déconnecte jamais totalement de l'amour. En gros, si je devais dire quelque chose à ma fille quand elle sera en âge de penser à tout ça ce serait: "Fais ce dont tu en as envie, mais réfléchis bien avant, c'est quand même mieux d'être amoureux".

Le deuxième point positif que je retiens serait une conscience très développée qu'il n'existe pas de rôles féminins ou masculins. Le partage des tâches ménagères est une vraie réalité pour moi (même si actuellement, c'est un peu différent parce que je ne travaille pas). Je ne m'interdis rien parce que je suis une femme (à part de rentrer toute seule la nuit). Cependant, ce féminisme a eu un impact négatif aussi car j'ai mis du temps à assumer mon envie de ne pas travailler pour m'occuper de ma fille. Je me justifiais au début en disant que j'avais été obligée de le faire car je n'avais pas de mode de garde, mais la vérité est que je suis très heureuse de passer cette première année avec elle et de la voir grandir. Pour le prochain, je ne me poserai même pas la question, je m'arrête de travailler au moins un an. Quand la maman l'assume, je trouve que c'est quand même mieux pour le bébé, se séparer à 2 mois et demi, c'est vraiment dur...Et contrairement à ce qu'on m'a mis dans la tête et ce que j'entends régulièrement, je ne le vis pas comme de l'esclavage. C'est une parenthèse dans ma vie. J'ai mis un être humain au monde, je m'en occupe, je referai plus de choses plus tard. D'ailleurs ce sont des collègues très "soixantehuitardes" qui m'ont conseillé de le faire en me disant que les enfants grandissent vite et qu'elles regrettaient de ne pas en avoir assez profité.

Le troisième point positif que je retiens serait une certaine vision de l'éducation. On reproche tous les malheurs de notre société à cette éducation supposée laxiste dans laquelle les parents seraient les copains de leurs enfants. Bien sûr que ça existe, mais il faut trouver un juste milieu entre le statut de l'enfant-roi et celui de l'enfant qui n'avait que le droit d'obéir et de se taire comme c'était le cas avant 68. Si 68 a réussi à faire réfléchir à ça, c'est déjà une vraie révolution.Le fait que la plupart des grossesses sont choisies et non subies actuellement permet de mieux vivre la parentalité.

Quant à l'Ecole qui part à vau-l'eau (et non à volo) à cause de Mai 68 selon Sarko... Je pense que c'est un faux-débat.

Je ne connais pas beaucoup de profs qui ont peur de l'autorité parce qu'ils veulent être copains avec les enfants, ou alors c'est un problème de personnalité, pas une mentalité générale de l'Education Nationale. La vérité est que nous avons très peu de moyens (interdiction de donner des lignes, des devoirs supplémentaires, de priver de récréation) et que nous avons peur d'avoir des ennuis si on se montre trop sévère. Notre rôle est mis à mal par le gouvernement qui passe son temps à nous critiquer et par certains parents qui pensent mieux savoir que nous comment enseigner et qui ne nous soutiennent pas devant leurs enfants quand nous nous fâchons. Je ne suis pas du tout pour l'autoritarisme, mais pour une autorité bienveillante. C'est à dire que je suis très gentille et attentive avec mes élèves ( qui sont encore petits), mais il y a des limites dont on discute en début d'année. Si ils les dépassent, ils sont punis et généralement l'acceptent très bien. Quant au respect... je les respecte énormément donc la plupart me respectent aussi, sauf quand ils ont des problèmes psychologiques ou que leurs parents ont un compte à régler avec l'école. Je suis toujours choquée de voir des collègues se plaindre de ne pas être respectés par leurs élèves, mais qui ne leur disent pas merci, ni bonjour et s'dressent à eux sans politesse, en hurlant par exemple. Je ne dis pas que c'est la solution à tout, car certains enfants sont très mal élevés et ne font aucune différence entre  eux et l'adulte, mais si on ne leur montre pas l'exemple, ils ne risquent pas d'apprendre la politesse.

Donc pour moi, Mai 68 est plutôt  quelque chose de positif car il a au moins réussi à faire avancer la société sur beaucoup de points. En excès, sûrement, mais à nous de faire le tri.






par monbricabrac publié dans : moi
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Mercredi 30 avril 2008
Bon, je vais écrire, comme ça ça sera fait. Ne lisez pas si ça ne vous intéresse pas ou si vous êtes un peu sensible.

Tout a commencé le samedi à minuit. J'allais me coucher quand je ressens une douleur très violente qui m'oblige à me mettre par terre. J'avais des contractions depuis quatre mois, mais celle-là ne ressemblait pas aux autres. J'étais à une semaine du terme. Très bizarrement, on dit que certaines femmes sentent qu'elles vont accoucher car elles sont prises de suractivité. Moi, j'ai passé ma journée à préparer à manger. Je nous ai fait un dîner de fêtes, comme si inconsciemment, je savais que ce serait mon dernier repas avant un moment;-).
Je préviens mon copain que quelque chose est en train de se passer. Comme on nous avait dit d'attendre d'avoir deux heures de contractions rapprochées, nous attendons en comptant (et en rigolant). Donc nous passons la nuit à attendre, ça fait mal, mais elles sont irrégulières et je ne perds pas les eaux. J'ai encore des médicaments pour stopper les contractions, je les prends, ça ne change rien. Le dimanche à 9H00, nous décidons de partir à l'hôpital  pour savoir ce qu'il se passe. Je suis tellement persuadée que c'est un faux travail que nous y allons en bus et nous prenons un minimum d'affaires. Bon, en y repensant, c'était rigolo de m'arrêter pour me plier en deux à chaque poteau pendant le trajet et d'avoir peur d'inonder le bus.

Arrivés à l'hôpital, on me confirme que c'est bien le début du travail, mais que je dois marcher un maximum pour faire descendre le bébé. Donc nous marchons, je rigole toujours, mais j'ai quand même très mal. J'ai des contractions dans le dos, je crois que ce sont les pires. Imaginez qu'on vous martèle le dos pendant des heures avec une grosse barre de fer...

A midi, nous retournons voir la sage-femme qui me demande de m'allonger pour un monitoring. Mes contractions ne sont toujours pas efficaces, mais font toujours autant mal. Je l'appelle en lui disant que je ne peux plus rester couchée pour le monitoring. J'en pleure. Je recommence à marcher mais je ne tiens plus debout. La seule position qui me soulage un peu est : pliée en deux en appui sur un mur. On me fait prendre une douche qui me soulage un peu, mais très temporairement. Il est 15h00, 15h00 de contractions sans dormir, boire ou manger, je craque complètement car le bébé ne descend pas. Je supplie pour avoir une péridurale, mais ils ne peuvent pas me la faire car mon col ne s'ouvre pas. On me propose d'attendre un peu et on me dit qu'on me donnera de la morphine si je ne tiens plus. A 18h00, je demande la morphine. Je suis dans un trou noir, j'ai l'impression que je vais mourir, que je n'y arriverai pas. Mon dos est cassé en deux. On m'installe dans une chambre. A 19h00, une sage-femme m'examine et me dit qu'on me passe en salle d'accouchement, comme ça ils me font une péridurale et ne me donnent pas de morphine.
Je suis crevée, j'ai toujours aussi mal, mais je suis un peu soulagée.

On m'installe, je suis sanglée de partout. J'attends 21H30 pour que l'anesthésiste puisse s'occuper de moi. Et encore, ils sont aller en chercher un dans un autre service tellement ils voyaient que je souffrais. La sage-femme qui s'occupe de moi est adorable. J'ai très peur pendant la pose de la péridurale (on vous enfonce une grosse aiguille dans le dos, quand même), mais dès qu'elle fait effet, je revis. Je retrouve le sourire et je reprends conscience que je vais mettre ma fille au monde. Les heures défilent, les contractions aussi, mais mon col ne s'ouvre quasiment pas. A 2h00 du matin, ils essaient de m'injecter un produit pour accélérer les contractions, mais cela fait chuter le rythme cardiaque du bébé. Ils me rassurent en me disant que c'est un premier accouchement, que nous avons tout notre temps et que ça peut être très long. Ils évoquent la césarienne comme une option, mais je refuse et je crois que je ne veux pas en entendre parler. Avoir souffert aussi longtemps pour en arriver là me semble inconcevable. Mon col stagne toujours et le rythme cardiaque du bébé montre quelques faiblesses. Cela semble les inquiéter un peu, mais comme il repart, ils me disent que ça peut arriver. A 5h00 du matin, un médecin arrive et me dit que si à 6h00, mon col n'a pas bougé, je serai césarisée. Je me mets à pleurer (j'étais épuisée, ce sont mes nerfs qui ont craqué). Mon copain (qui a été formidable de gentillesse) essaie de me réconforter. A 5h20, le coeur de mon bébé s''arrête presque de battre d'un coup. Et là, le cauchemar commence.

Un médecin interne arrive et me fait un toucher très brutal, puis le médecin de garde vient et recommence, une infirmière me rase à blanc, on me met sur un brancard, tout le monde court, mon copain ne peut pas venir. Je pleure. J'ai peur pour mon bébé, j'ai peur de me faire ouvrir le ventre et de mourir.

On me met sur la table d'opération, on m'attache les bras. Il y a une dizaine de personne, des inconnus. Un infirmier me prend la main. C'est très gentil, je la lui broie tellement j'ai peur. Je demande au médecin de me dire ce qu'il fait. En une ou deux minutes, mon bébé est sorti. Ils me le montrent. Elle est toute noire, je crois qu'elle est morte. Le médecin me dit: "Vous avez une très belle petite fille, ne vous inquiétez pas, elle est couverte de sang, ce n'est pas le sien, mais le vôtre". Je ne peux pas la toucher, mes bras sont toujours attachés. Ils l'emmènent. Ils me recousent et m'injectent des produits qui me font très mal. En plus, ma perfusion est bouchée, donc ça me brûle à chaque injection. Je supplie pour qu'on me ramène mon bébé. On me le montre une minute, je peux à peine l'effleurer. Je suis tellement mal, j'ai tellement mal que je ne ressens rien. J'ai l'impression que c'est un autre bébé, pas le mien. Je sais, c'est monstrueux....Peut-être que si j'avais pu la mettre contre moi, j'aurais eu une autre impression? On l'amène à son papa. La sage-femme vient me montrer des photos de ma fille dans les bras de son papa qui ne la lâche pas. C'est la seule chose qui me rassure, elle n'est pas toute seule et il a l'air vraiment heureux.

Dans l'hôpital où j'ai accouché, le protocole veut que la maman césarisée aille en salle de réveil pendant deux heures. Le bébé ne peut pas l'y rejoindre. On m'amène donc en salle de réveil. J'ai très froid, je tremble du haut du corps, le bas étant anesthésié. Je demande une couverture, mais on me dit que je risque de faire de la fièvre. Il est 6h30 du matin. On me dit qu'on m'amènera près de mon bébé et de mon conjoint quand je pourrai bouger les jambes. J'attends, en tremblant (c'est l'effet de anesthésie), en pleurant et en grelottant de froid. Un infirmier vient et me fait une toilette complète et me change comme un bébé.J'ai honte. C'est idiot, je sais, mais ça me gêne qu'on me lave comme ça. La sage-femme vient me dire que ma fille va très bien. ça me rassure, mais je suis tellement épuisée que je continue à pleurer.

A 8h30, j'arrive enfin à bouger mes jambes, donc on me monte vers mon bébé (du moins, je le crois).Le brancardier a fait une erreur. Il me monte dans ma chambre et me laisse toute seule. Je suis toute nue avec juste un drap devant une fenêtre dont les rideaux sont ouverts et qui donne sur la rue. Mes affaires sont avec mon copain qui reste avec notre fille. Je les attends, personne ne vient. J'ai une perfusion et une sonde urinaire. Je jette un coup d'oeil sous mon pansement, quand je vois toutes les agrafes et la cicatrice, je m'évanouis à moitié. Toujours personne. Je décide d'appeler une infirmière, mais  on a placé mon lit trop loin du bouton. Je me contorsionne en me faisant très mal pour l'attraper. J'appelle, une infirmière arrive et me dit qu'elle va se renseigner. Elle ne revient pas. Je craque complètement je n'ai pas dormi depuis deux nuits, je n'ai rien bu ni mangé depuis samedi, nous sommes lundi.

Finalement, à 11h30, on m'amène ma fille. Ils avaient trop d'urgences et ils ne pouvaient pas me l'amener plus tôt. Je peux enfin la tenir dans les bras et nous retrouver à trois, avec son papa pour la découvrir ensemble.

Je la trouve magnifique, mais elle est tellement petiteet je suis si fatiguée, que je me trouve maladroite.Je la garde contre moi très longtemps.Elle est habillée, je ne la verrai sans ses vêtements que deux jours plus tard car je ne peux pas me lever. Son papa et les puéricultrices s'occupent de ses soins. Je la câline, je lui donne à manger, mais j'ai l'impression de ne servir à rien, qu'elle ne peut pas savoir que je suis sa mère, que tout le monde est plus compétent que moi. Je la donne à la pouponnière la première  nuit pour dormir enfin. On me donne de la morphine parce que j'ai mal. La nuit, je fais un délire à cause de cette drogue. Les jours suivants, je n'aurai droit qu'au doliprane pour soulager mes douleurs car la plupart des anti-douleurs sont à base de morphine. Je dépasse ma douleur pour m'occuper d'elle au maximum sans demander de l'aide, mais c'est dur. Je n'arrive pas à dormir la journée à cause des soins et des visites et la nuit,  elle ne dort pas. Mon copain me manque et c'est très dur pour lui de rentrer tout seul à la maison.

Je rentre à la maison le samedi suivant épuisée, mais heureuse d'être enfin avec mon copain et de nous retrouver tous les trois. Je suis dans un drôle d'état. J'ai dormi 15h00 en tout dans la semaine qui vient de s'écouler. J'ai un peu peur de quitter le cocon de l'hôpital et de ne pas savoir réagir si il lui arrive quelque chose. Le fait d'avoir vu son coeur s'arrêter de battre y est sûrement pour quelque chose. Je vérifie tout le temps si elle respire. J'ai peur des microbes apportés par les personnes qui la touchent sans se laver les mains.

Heureusement, mon copain assure. Sans lui, je crois que je n'aurais pas tenu le coup.En plus de ce contre-coup hormonal et psychologique, je dois affronter les visites de certaines personnes qui se fichent de ma fatigue, mais n'ont qu'une idée en tête: satisfaire un sentiment maternel en monopolisant mon bébé et en m'expliquant que je fais tout de travers que je devrais les laisser faire. Je me rends compte, mais trop tard, que ce sont les visites qui font pleurer ma fille. Elle ne veut pas aller dans d'autres bras et ne se calme qu'en peau à peau avec moi. Pour le prochain, je me laisserai beaucoup moins faire. Un nouveau-né a besoin de ses parents, pas d'autres personnes.

15 jours après la naissance, il y avait une fête de famille dans ma belle-famille. Ils voulaient absolument que nous venions pour "présenter le bébé à la famille". Nous avons refusé parce qu'elle était trop petite pour être en contact avec autant de gens et que moi je tenais à peine debout. Ils nous ont téléphoné tous les jours en nous faisant du chantage affectif, le jour même en nous disant que tout le monde nous regrettait et j'en entends encore parler...j'ai eu des sous-entendu comme quoi, je les "privais" de leur bébé. Jessayais seulement de construire un lien avec ma fille et j'avais du mal à supporter qu'elle passe des heures dans d'autres bras (à part ceux de son papa). Elle même ne le supportait pas. Quand elle pleurait, on ne me la rendait pas, je devais aller la chercher sous des regards noirs et des sous-entendus. Tout ça ne m'a pas aidée à me sentir mieux, j'avais presque l'impression d'être en trop. Déjà que je n'étais pas sure d'être une bonne mère....

Que dire, qu'elle est là et que c'est l'essentiel. Que je l'aime de tout mon coeur...Que je ne comprends toujours pas comment j'ai pu mettre au monde une petite fille si merveilleuse. Qu'elle nous comble de bonheur....Que j'en ai les larmes aux yeux de la voir si pleine de vie, si belle. C'est un bébé qui rit tout le temps. Comme dit un copain: "Elle est programmée pour se marrer".

Mais pour l'instant, cet accouchement est plus un cauchemar qu'un moment de bonheur, ils sont venus après.

Sans tomber dans le pathos, je tiens à dire qu'une césarienne fait mal et  que c'est une opération. On ne peut pas se reposer car on s'occupe de son bébé, donc ça augmente la fatigue. Je ne comprends donc pas pourquoi certaines personnes n'ont pas respecté mon repos sous prétexte qu'elles voulaient absolument voir le bébé. Un bébé ne change pas si vite que ça et  a surtout besoin d'une maman qui va bien.

J'ai oublié d'expliquer pourquoi son coeur montrait des faiblesses: son cordon était comprimé à chaque contraction car il se situait entre sa tête et mon utérus. Donc, elle n'était plus oxygénée. Heureusement, elle n'en garde aucune séquelle. Sans la césarienne, je pense qu'elle ne serait plus là. Heureusement qu'ils ont réagi si vite!
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Mercredi 30 avril 2008
Bon, tant pis, j'en parle!
Bon ben voilà, j'ai 4 jours de retard (ça ne m'est jamais arrivé, sauf quand je suis tombée enceinte), mais le test est négatif....
Donc, c'est aussi mystérieux pour moi, mais la nature n'est pas une science exacte, n'est-ce pas;-)
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Mercredi 30 avril 2008
Cet article était au départ un commentaire pour M, mais il aurait été trop long. Il répondait à la question: "comment mon blog a changé ma vie?".

Honnêtement, mon blog n'a pas changé ma vie et je ne souhaite pas changer ma vie. En fait, elle me plaît telle qu'elle est. Bien sûr, il y a toujours des moments où on j'en ai  assez, où je râle, mais globalement, elle me convient.

J'ai commencé à aller sur Internet, comme énormément de futures mamans, au moment de ma grossesse, quand elle se passait mal. Discuter avec d'autres mamans m'a permis (en partie) de tenir le coup et d'avoir des avis et conseils qu'on n'a pas forcément à l'hôpital. On peut parler de ses peurs, poser des question "bêtes", il y aura toujours quelqu'un pour nous répondre, pour nous rassurer. Après l'accouchement, comme je l'a déjà dit, il y a eu un moment où je me suis sentie très mal et où peu de monde m'écoutait (à part des copines) car tout le monde était focalisé sur le bébé. J'ai mal vécu ma césarienne (peut-être qu'un jour j'en parlerai, mais ça a été très violent physiquement et psychologiquement  pour moi) et j'ai découvert que c'était la cas de beaucoup de mamans. Leurs témoignages m'ont aidé à comprendre ce que je ressentais et à "évacuer" en partie ce mal être. Donc, pour ça, je dirais qu'Internet m'a apporté quelque chose de positif. Bon, j'aurais aussi pu en parler à un psy, mais c'était plus cher;-) On peut aussi pousser des "coups de gueule" quand on est énervé contre quelqu'un. Ce  qu'on ne peut pas toujours faire dans la vraie vie puisque ça peut blesser des personnes. Je continue à lire des forums quand je me pose des questions pour ma fille, les conseils de mamans sont souvent très bons.

Cependant, quand on devient maman (et qu'en plus on ne travaille plus), on a  l'impression que tout le monde pense que vous êtes décérébrée et ne vous parle plus que de votre bébé. Bien sûr, je suis la plus gâteuse des mamans et je m'extasie pour un rien, mais quand même, je ne m'intéresse pas uniquement à mon bébé (et heureusement pour elle!). Donc, j'ai eu envie de créer un blog pour parler de livres, films, voyages...

Bien sûr que ça ne remplace pas la vraie vie, les vrais amis, les vrais gens et il ne faut surtout pas en arriver là. La vraie vie doit toujours avoir la priorité sur le virtuel. Mais ça permet de rencontrer (virtuellement et pourquoi pas en vrai ) des personnes qui nous font découvrir beaucoup de choses, des livres, des idées, qui nous font rire, qu'on a envie d'aider, qui nous conseillent...
Internet permet de discuter avec des personnes avec qui nous n'aurions jamais parlé parce qu'elles sont loin de nous géographiquement ou qu'elles ne font pas partie de nos cercles (à cause de leur âge, de leur profession). Souvent, on rencontre toujours le même genre de personnes (même métier, même niveau d'études). Je trouve que ça permet d'ouvrir son horizon.

Voilà!
Bonne journée à tous!








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Mardi 29 avril 2008
Juste pour vous dire qu'en ce moment, je suis en état de psychotage intense. Je vous en dirai plus les jours suivants (ça c'est pour faire venir des lecteurs).
Tout va bien, ne vous inquiétez pas, mais que c'est dur d'attendre:-/
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Lundi 28 avril 2008
Je n'avais pas d'inspiration, mais il vient de m'arriver un truc marrant.

Je fais plus jeune que mon âge. Même si je me maquille, ça ne change rien. J'ai plein de tâches de rousseur, ça doit être pour ça.

Un démarcheur vient de sonner chez moi, j'ouvre et il me dit: "Bonjour mademoiselle, vos parents sont là?" Je me suis mise à pleurer de rire. Il ne savait plus où se mettre. Je lui ai répondu: "Je vais avoir 32 ans et je n'habite plus chez mes parents".Il a essayé de se rattraper en disant:" Oui, je fais ce coup là pour provoquer ce genre de réaction". J'en pleure encore de rire. J'ai aussi une toute petite voix, donc on me fait aussi souvent le coup au téléphone.

Bon, mieux vaut ça que faire plus vieille. Mais quand on me parle comme à une gamine, ça m'énerve un peu (par exemple, une puéricultrice de la PMI a cru que j'étais une mère adolescente).

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Samedi 26 avril 2008
J'aime bien cette chanson de Sardou (enfin, elle me fait rire tellement elle est macho). Il y a une phrase qui me plaît particulièrement: "S'installer à la Présidence et de là, faire bander la France".

J'ai toujours voulu être Présidente de la République (j'ai d'ailleurs fait des études de sciences-politiques tellement la politique me passionnait).J'ai fréquenté quelques milieux politiques et ai même travaillé dans un secrétariat d'Etat (quand j'étais étudiante, pour donner un coup de main).

J'ai été très déçue par ce que j'ai vu. En dehors du fait que je n'ai sûrement pas les capacités intellectuelles (mais bon, quand je vois Sarko...) je suis beaucoup trop honnête et trop gentille pour ce milieu. J'ai pu le reconstater récemment quand j'ai voulu militer pour les élections présidentielles: ce sont les plus pourris et les plus manipulateurs qui arrivent au pouvoir, pas les plus intègres et les plus passionnés. C'est dommage!

Cet article démontre un manque certain de modestie, mais je suis chez moi, je fais ce que je veux, lalala, d'ailleurs savez-vous dans quelle tenue j'écris ces lignes? ;-)



Je n'ai trouvé qu'une version de la Star Académie :-/
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Mercredi 23 avril 2008
Cet article est une réponse à celui de Mamancélib sur la fidélité. Tout d'abord, histoire de décourager ceux qui viennent ici en cherchant  " blog cocu", je ne vais pas prôner l'infidélité, très loin de là, ni faire des révélations sulfureuses.

Être fidèle, dans le langage courant signifie être fidèle sexuellement à son partenaire. Pour moi, finalement, c'est la moins grave des infidélités. De nombreux couples se séparent dès qu'un des deux "faute", cependant d'autres restent ensemble alors qu'ils ne se respectent plus, mais sont "fidèles"

Je pense que c'est beaucoup plus important que l'autre nous respecte pour ce qu'on est, ne cherche pas à nous changer, à nous empêcher de réaliser nos rêves, ne nous étouffe pas. Pour moi, la vraie fidélité est de permettre à l'autre d'être lui-même et d'être heureux. On fait souvent de très nombreuses concessions dans un couple, quitte à s'oublier soi-même et ça paraît normal. On pardonne des mots en trop, des irrespects, mais pas l'infidélité.

Je connais plein de femmes "trompées" avec le travail, le foot, la voiture, la télé, les jeux ou n'importe quelle passion que leur mari fait passer avant elle.

Bien sûr, si on en vient à prendre un amant ou une maîtresse avec qui on vit une histoire d'amour, c'est que le couple n'existe plus car, pour moi, on ne peut aimer qu'une personne. Mais si, au cours d'une longue histoire de couple, on craque une fois parce que c'est une période où l'autre nous énerve, parce qu'on ne sait plus si on est capable de plaire ou simplement parce que on à fait "une bêtise", je trouve dommage de tout remettre en cause pour ça. On peut aussi avoir envie de satisfaire un fantasme et ça ne remet pas en cause l'amour qu'on a pour l'autre. Il y a des couples qui fonctionnent très bien sans exiger de fidélité de la part de l'autre (cf Sartre et ses "amours nécessaires").

Il est bien mieux, je vous l'accorde de ne pas avoir à se poser ce genre de question et tout faire pour que son couple dure et se suffise à lui même. Il vaut mieux, bien sûr, communiquer et réfléchir avant de faire ce genre de chose qui risque de nous faire perdre l'autre. Je précise que tout ça est hypothétique et que j'espère ne jamais  y être confrontée. Je pense aussi qu'il vaut  mieux ne pas en parler si on considère que c'est une erreur et qu'on ne recommencera pas. Mais en gros, si ça arrivait à mon homme de craquer, parce qu'il a une attirance physique pour une autre et qu'il ne la revoit pas ça ne serait pas une raison de rupture, mais il vaudrait mieux que je ne le sache pas.Bref, ce ne serait pas la pire des infidélités pour moi, tant que ça ne reste que physique et qu'il n' y a rien d'autre (et que ça ne se reproduit pas).



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Mardi 22 avril 2008
Je crois que niveau musique, j'ai un peu bloqué sur les années70-80 (la seule auditrice de Radio Nostalgie, c'est moi!). Donc voici deux sites que j'aime beaucoup:

Béatrice et Julien ont créé un blog très prometteur
sur les années 70:. http://absolument70.over-blog.com/
Je vous invite à le consulter.

Voici leur présentation.

"Ah, les années 70 et leur folie ! Vous vous en souvenez ? C'était bien non ? Tellement bien que nous vous proposons de les revisiter avec nous, ici, sur ce blog qui leur est entièrement dédié.
A l'affiche, des chansons bien sûr avec des artistes de légende tels que Cloclo, Dalida, C. Jérome, Dave, Joe Dassin. Revivons en leur compagnie la grande époque des strass et des paillettes! 
Et puis, les années 70 c'est aussi le cinéma, les séries télé devenues cultes, ainsi que les dessins animés que personne n'a oubliés!
Replongeons-nous dans ces années-là juste pour le plaisir des yeux et des oreilles!
Bref, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les 70's sans jamais oser le demander est ici ! Chaque jour quelque chose de nouveau pour vous surprendre ou vous distraire, chaque jour un p'tit coup d'oeil nostalgique sur ces années folles!
Alors, rappelez-vous... pour revivre cette grande époque c'est ici et nulle part ailleurs."


Pour les fans des années 80, je vous conseille
le blog de Souvenirs 80 qui me permet de replonger dans ma jeunesse tous les jours, de redécouvrir des tubes oubliés et des looks d'enfer.

Si cet article gène les auteurs de ces blogs, je l'enlève tout de suite.
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Lundi 21 avril 2008
Je suis d'assez mauvaise humeur aujourd'hui car ma nuit a été très agitée. Ne vous imaginez pas n'importe quoi; la réalité dépasse toute imagination.
Vers une heure du matin, je suis réveillée par des explosions. Habitant dans un quartier, on va dire, populaire, il est parfois possible que des individus jouent avec des pétards la nuit (enfin, je m'obstine à croire que ce sont des pétards). Mais là, il y avait une pluie battante.Étrange! J'essaie de me rendormir quand survient une explosion beaucoup plus forte et une grande lumière. Et alors, j'ai vu un OVNI... (mais non!)

J'aperçois des flammes dans la rue juste devant chez nous.Mon copain court appeler les pompiers. En fait c'était une voiture qui brûlait et les pompiers étaient déjà en route. Ce sont les pneus qui ont explosé. Je ne vous raconte pas la peur panique que j'ai eue. J'en ai fait des cauchemars toute la nuit. Sans les explosions, vu que c'était vraiment proche de notre immeuble et qu'à une heure du matin tout le monde dort, nous serions-nous réveillés à temps pour appeler les pompiers?

Sur ce, je me remets de mes émotions en vous souhaitant une très bonne année. C'est le 31 décembre qu'on brûle des voitures, non?

PS: si comme moi, vous dormez en tenue d'Eve, c'est un bon moyen pour faire venir de beaux pompiers à la maison, n'est-ce pas Mamancélib?


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